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n°945.Quel a été le rendement des sélectionnés de Regragui dans cette CAN 2023 ?

02.02.2024 à 00 H 14 • Mis à jour le 02.02.2024 à 00 H 14 • Temps de lecture : 7 minutes
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Hoalid Regragui a dressé une liste de 27 joueurs pour Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire. Et en a, au final, utilisé 22. Quel a été leur rendement ? Qui a confirmé, tenu son rang, ou simplement déçu ? Petit tour d’horizon…

Ceux qui ont fait le job

Bounou : Certainement la valeur sûre qui a le mieux tenu son rang. Rassurant dans ses 18m et sur sa ligne, pas d’erreur notable, fiable dans ses relances au pied, il encaisse un magnifique coup-franc anecdotique qui signe définitivement notre élimination contre l’Afsud. Pour le reste, il a été impérial, surtout contre la Zambie.


Hakimi : A l’image de Ziyech face au Bénin en 2019, il restera longtemps comme celui qui a loupé le péno qui aurait pu nous laisser dans la course face à l’Afsud, même s’il n’est pas dit que nous aurions survécu à la prolongation tant l’équipe était physiquement à bout. Ce qui serait injuste. Hakimi a été de toutes les batailles sur son flanc droit, offensivement et même défensivement, et c’est lui qui ouvre le score face au solide RD Congo. Il n’a pas déçu, au contraire.


Aguerd  : Tranchant dans ses interceptions, des relances propres, précieux dans les airs, il est le taulier de la défense marocaine. C’est tout juste si on peut lui reprocher son erreur de placement sur le premier but de l’Afrique du Sud, même si derrière Saiss et Mazraoui qui maintient l’adversaire en jeu, n’est pas inoubliable non plus.


Amrabet : Fidèle à son job et à sa réputation, Soufiane est un guerrier des temps modernes qui porte à lui seul tout le milieu défensif de cette sélection. Quand il fait un bon match, le Maroc fait un bon match. Et vissé vers ça. C’est tout juste si l’on peut lui reprocher ses petites carences dans la relance, généralement courte et sans verticalité. Mais est-ce là sa fonction aussi ?


Attiat-Allah : Un seul match en tant que titulaire dans ce poste d’arrière gauche qui devrait définitivement lui échoir, puis retour sur le banc face à l’AfSud, remplacé par Mazraoui. Yahia fait le job et valoir son expérience dans un poste où l’on manque clairement d’alternative. Lui préférer un droitier peu coutumier du job est clairement LA faute incompréhensible de Regragui, à laquelle il s’accroche depuis sa prise de fonction. Dommage.


Ounahi : Un peu moins en vue que pendant le Mondial Qatari, mais beaucoup plus qu’à l’OM où il semble perdu, Azeddine a toujours cette technique soyeuse qui lui permet de se sortir de difficiles situations. Lui manque toujours cette finition qui peut énerver, notamment à la Zambie où il vendange une reprise à 4 mètres des cages qui nous aurait fait beaucoup de bien.


Ziyech : Ziyech est LA caution technique en équipe nationale, celui par qui le danger vient, la patte gauche que tout sélectionneur rêverait d’avoir dans son équipe. A cela, il a ajouté un abattage défensif qu’on ne lui connaissait pas, faisant de sa CAN une réussite. Son seul défaut, a été son absence préjudiciable face à l’AfSud. Mais il n’y pouvait pas grand-chose, apparemment…


Ceux qui ont fait de leur mieux

Saiss  : Un capitaine courage, qui a surtout flanché physiquement et fait clairement ses 34 ans. Son match contre le Congo a été un calvaire, et pour le reste, il a surtout fait jouer son expérience dans le placement. Mais globalement, il fait une CAN acceptable qui a démontré qu’il était davantage vers la sortie qu’en début de carrière.


Abdelhamid  : Malgré ses 36 ans, il a fait le job quand on a eu besoin de lui face à la Zambie. Solide dans la marquage individuel, sobre dans la relance, il a comblé son manque d’expérience avec le groupe par des interventions tranchantes et beaucoup d’envie. Pas d’erreurs, ni de coup de génie non plus…


Chibi : Un premier match parfait dans un poste de latéral gauche qui n’est pas le sien, il a ensuite sombré face à la RD Congo quand le niveau s’est hissé de deux crans. On ne l’a plus revu ensuite avec les retours de Attiat-Allah et de Mazraoui. Il ne fait pas partie des grosses déceptions.


Richardson  : Une seule entrée à la 68ème minute face à la Zambie a suffi à nous convaincre qu’on tient là la graine d’un grand joueur, tant par la taille que l’intelligence tactique, et le défi physique. Il est le jeunot qui a le plus convaincu dans cette CAN, et l’on se dit qu’on tient enfin une alternative à Amrabat. Et pourquoi pas les faire jouer ensemble si Regragui se décidait enfin à varier ses systèmes ?


Saibari  : Comme pour Richardson et El Khennous, Ismail Saibari n’est jamais entré dans des conditions de jeu optimales où l’équipe du Maroc gérait tranquillement la rencontre. A chaque fois, malgré son jeune âge, il a été chargé de maintenir l’équipe à flots, voire de la relancer offensivement. Difficile pour ce U23 qui s’est battu comme il a pu en faisant peu d’erreurs, mais son briller non plus.


Adli  : Beaucoup d’envie mais autant de déchets. Il a traversé cette CAN avec des maladresses qu’on ne lui connaissait pas. Mais comment lui en vouloir avec le drame qui l’a frappé trois jours avant leur départ en Côte d’Ivoire. Il faudra le revoir dans d’autres circonstances avant de juger.


Boufal  : Un peu comme Mazraoui, il n’aurait jamais dû aller à cette CAN, longtemps blessé qu’il a été et en complète manque de forme physique. Au final, il ne joue quasiment pas, et subsiste un sentiment de gâchis pour un joueur très talentueux en fin de carrière, qui aurait pu partir sur un meilleur bilan. Dommage.


El Kaabi : A montré de bonnes choses quand il est entré, dans l’envie, le travail défensif et un peu moins dans la finition dont on a cruellement manqué. C’est lui qui amène le péno à la 86ème face à l’Afsud qui aurait pu nous laisser dans le game. Mais le sort en décidera autrement.


Ceux qui ont déçu

Mazraoui : Blessé pendant toute la phase de poule, il fait une entrée banale en 8ème, et n’est d’aucun apport offensif, plombé par son manque de compétition et le fait de jouer sur son mauvais pied. Il est celui qui permet à l’AfSud de marquer son 1er but. Mazraoui doit jouer latéral droit, ou ne doit pas jouer. C’est là notre unique certitude.


Amellah : L’une des grosses déceptions de cette CAN. Très à court physiquement, il a traversé cette compétition tel un zombie méconnaissable, qui a flanché dès la reprise du jeu. On dit qu’il joue beaucoup sans ballon et participe à l’équilibre défensif de l’équipe : sauf que son poste implique également de la créativité devant et le déséquilibre de l’adversaire. Il n’y est jamais parvenu, et a donc totalement raté sa CAN.


El Khennous : L’une des petites déceptions de cette CAN. Il a toujours été la première cartouche offensive choisie par Regragui dans ses changements, mais sans jamais convaincre. Mauvais contrôles malgré une superbe technique individuelle, mauvais choix offensifs, un physique qui lâche très vite, il n’a, à sa décharge, que 20 ans et un rôle de novice dans la compétition. Sauf que Richardson aussi…


Harit :  A 26 ans, ce joueur n’a jamais convaincu en sélection. Ni en Coupe du Monde en Russie, ni en CAN, ni partout ailleurs. Brillant à l’OM, il a été fantomatique en Côte d’Ivoire, voire dangereux pour sa propre équipe avec ses pertes de balles dans des zones où il ne le fallait pas. Clairement une déception, une de plus…


Ezzelzouli : Un peu comme Amine Harit, c’est un joueur surcoté qui n’a, pour l’instant, rien réussi d’intéressant avec l’équipe nationale. Joueur talentueux, il n’a jamais fait la différence sur son côté dans les matchs qu’il a joué, laissant penser que ce poste est encore vacant pour longtemps en sélection. Une petite déception.


En-nesyri : Que dire de ce garçon généreux dans l’effort, mais totalement inoffensif devant ? Ce qui est problématique pour un avant-centre. Par respect pour un gars qui a marqué dans toutes les grandes compétitions où il a été présent avec le Maroc, on se contentera de lâcher qu’il est passé à côté de sa CAN. Et c’est un euphémisme.


Tissoudali : Difficile de juger un gars qui n’a disputé que 20 minutes face à la Zambie qu’il a traversé comme un fantôme. Sauf que ce fût le cas pour Richardson aussi. On dira alors que Tarik n’a pas éclaboussé cette entrée de son talent, pour rester poli. Une entrée sans saveur.

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