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Flying to the moon
50 ans après Apollo 11, la conquête de la lune est relancée

10.07.2019 à 16 H 00 • Mis à jour le 10.07.2019 à 16 H 00
Par La rédaction

Le 21 juillet 1969, les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin devenaient les premiers hommes à poser le pied sur la Lune. Et si dix autres astronautes du programme Apollo ont ensuite eu l’opportunité de fouler son sol entre 1969 et 1972, plus personne n’y a jamais remis les pieds depuis…


Cinquante ans plus tard, la conquête de la Lune semble bel et bien relancée avec plusieurs pays et entreprises privées ayant récemment affiché leurs ambitions de retourner explorer l’astre. Après l’alunissage réussi de la sonde chinoise Chang’e 3 en 2013, qui d’une agence spatiale ou d’une entrepriseréussira la prouesse de faire atterrir le prochain engin sur notre satellite ?


L’infographie de Statista recense les principales missions lunaires planifiées ou annoncées à ce jour. Compte tenu des incertitudes subsistant autour de certains programmes et de leur financement, les dates indiquées, l’objectif des missions et les parties prenantes peuvent être sujets à des évolutions.


Après l’échec de la société privée israélienne SpaceIL en avril dernier, c’est l’agence spatiale indienne qui sera la prochaine à tenter de se poser sur la Lune avec le lancement de Chandrayaan-2 prévu le 15 juillet. Si la mission se passe comme prévu, la sonde posera un rover aux environs du pôle sud de la Lune en septembre.


Au niveau européen, la start-up berlinoise PT Scientists devrait lancer une première mission lunaire en 2020. Il s’agit d’un module spatiale conçu pour transporter et poser deux rovers à la surface de notre satellite. En début d’année, PT Scientists s’est également associé à ArianeGroup afin d’étudier la possibilité d’une mission pour l’Agence spatiale européenne (ESA). L’objectif de la mission prévue pour 2025 concerne l’exploitation de minerai pour extraire de l’eau et de l’oxygène, éléments indispensables à une future présence humaine autonome sur la Lune.


La NASA s’appuie également sur des acteurs privés. L’agence annonçait en mai avoir choisi trois entreprises américaines –  Astrobotic, OrbitBeyond et Intuitive Machines –  pour envoyer une série d’atterrisseurs robotisés en prévision du retour d’astronautes sur la surface lunaire. Un objectif que Donald Trump souhaiterait accomplir en 2024, afin de devancer les éventuels projets concurrents, mais qui reste indécis en raison de l’inconnue entourant la question des financements.


Parmi les initiatives privées, la plus populaire concerne probablement le projet “DearMoon”  qui pourrait voir un milliardaire japonais accompagné de six artistes effectuer le premier vol touristique autour de la Lune avec SpaceX dès 2023.


Mais la conquête de notre satellite n’est pas qu’une affaire de compétition entre les différents acteurs impliqués et de nombreux partenariats entre pays, agences et programmes sont à l’œuvre ou envisagés. C’est notamment le cas de la France, dont l’agence spatiale (Cnes) contribue en grande partie au budget de l’ESA tout en collaborant également avec la NASA et plus récemment avec la Chine (CNSA).


Enfin, il est intéressant de rappeler que le Traité sur la Lune n’a toujours pas été ratifié par une seule nation engagée dans un programme de vol spatial habité à ce jour (hormis trois pays membres de l’Agence spatiale européenne). Ce traité adopté en 1979 stipule notamment que l’astre ne peut être utilisé qu’à des fins pacifiques et que toute activité doit y être conforme aux lois internationales.


Infographie: La conquête de la Lune est relancée | Statista

Statista

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