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Energie
Alger refuse de rouvrir le gazoduc avec le Maroc malgré les pressions américaine et européenne

18.03.2022 à 12 H 10 • Mis à jour le 18.03.2022 à 12 H 10
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Alger s’est opposé à la demande américaine d’augmenter l’acheminement de gaz vers l’Europe via le gazoduc GME, exprimée par Wendy Sherman, sous-secrétaire d’état des États-Unis, lors de sa récente visite dans la capitale algérienne qui a suivi son escale de Rabat.


Le gazoduc GME qui passe par le Maroc, est fermé depuis octobre 2021 sur décision unilatérale d’Alger qui a pris cette décision de coercition au motif de la détérioration de ses relations avec Rabat.


Selon une analyse d&rsquo Up Stream, la réouverture de ce gazoduc reste la seule solution pour répondre au besoin urgent de l’Europe suite au conflit russo-ukrainien. Les pressions sur Alger risquent donc de s’accentuer, d’autant que le régime algérien n’a pas honoré ses engagements de combler le déficit de fourniture de gaz à l’Espagne via le pipeline Medgaz à moindre capacité qui passe par la Méditerranée, ce qui a eu pour conséquence sa perte de leadership en la matière au profit du GNL américain, comme Le Desk l’expliquait précédemment.


A cause des sanctions sur le gaz russe qui couvraient 20 % de la demande mondiale, les prix du gaz ont fait un fly up sur les marchés internationaux, tandis que le GNL américain revient 40 % plus cher.


Aussi, Abdelmadjid Tebboune serait aussi en pourparlers avec l’Espagnol Pedro Sanchez. « Des contacts ont actuellement lieu au plus haut niveau entre l’Espagne et l’Algérie pour que le GME ramène le gaz vers le Vieux Continent », a indiqué la presse ibère qui rappelle que 25 % des importations espagnoles de gaz étaient assurées par ce canal.


« La question clé ici est de savoir si l’Algérie décidera de mettre au second plan son éternel conflit avec le royaume alaouite pour devenir un acteur de référence dans le nouveau scénario géopolitique et économique qui se dessine après l’intervention militaire russe en Ukraine. Et ce changement d’attitude pourrait déjà avoir lieu, comme en témoigne le fait que le président algérien a admis que le gazoduc du Maghreb sera utilisé en sens inverse pour acheminer le gaz naturel de l’Espagne vers les centrales électriques marocaines », ont indiqué les mêmes sources espagnoles.


L’Algérie fournit 11 % du besoin en gaz au continent européen et ne souhaite  toujours pas accroître cet apport malgré les pressions des Américains et des Européens. D’un autre côté, la Russie qui est proche d’Alger, s’oppose à cette augmentation.


Malgré ce refus de passer par le Maroc, l’Algérie a toutefois la possibilité d’augmenter de 10 milliards de m3 sa livraison à l’Italie, en passant par le gazoduc Transmed. Le pays de Abdelmadjid Tebboune craint cependant de s’attirer les foudres de la Russie et aimerait garder des relations stables avec Moscou.

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