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Maghreb
Algérie: interpellations scandaleuses pour le port de l’emblème amazigh

25.06.2019 à 03 H 38 • Mis à jour le 25.06.2019 à 03 H 38
Par La rédaction

Ainsi que le rapporte le quotidien francophone algérien El Watan, la police a violemment réagi contre les manifestants qui s’étaient rassemblés vendredi 21 juin dans la capitale et certaines villes du pays. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées, fouillées et parfois violemment embarquées vers les commissariats de la capitale. Avec pour seul motif : port de l’emblème amazigh.


Un dispositif sécuritaire, plus renforcé que d’habitude, a été déployé aux entrées de la capitale algérienne. Les véhicules sont filtrés et leurs occupants systématiquement fouillés. Nouveauté : la police s’est déployée devant les sièges du RCD et de Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) au centre d’Alger, dont les adhérents étaient soupçonnés de vouloir déployer des drapeaux amazighs lors de la manifestation hebdomadaire. Des centaines de jeunes ont été conduits dans des commissariats de la capitale, à Bab El Oued, Alger-Centre, 1er Mai…


Si une partie des manifestants a été libérée en fin de journée de vendredi, une dizaine, selon un décompte de l’association RAJ et de la LADDH, a été placée sous mandat de dépôt pour être présentée aujourd’hui devant le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed. « Selon des avocats, des manifestants interpellés hier [vendredi] en possession du drapeau amazigh sont encore en détention pour leur jugement. C’est une autre provocation grave. »


« Ils seront poursuivis sous quel chef d’inculpation ? Atteinte à l’intégrité territoriale, comme explicité dans le discours de Gaïd Salah ? Si c’est le cas, ils risquent la peine capitale. C’est scandaleux et honteux, alors qu’il y a eu des milliers de manifestants juste à Alger, sinon des millions, qui ont porté avec fierté cet emblème aux côtés du drapeau national », s’offusque Saïd Salhi, vice-président de la LADDH, organisation qui a dénoncé cette « dérive » et appelle à la libération de ces manifestants pacifiques et à l’abandon de toutes les poursuites judiciaires à leur encontre.

Par La rédaction
En partenariat avec Mediapart
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