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Enseignement
Benkirane rejoint le front contre la «francisation de l’éducation»

09.08.2019 à 17 H 45 • Mis à jour le 09.08.2019 à 19 H 49
Par La rédaction

Un collectif d’une vingtaine de personnalités de bords divers, mais ligués autour de leur attachement viscéral à la langue arabe ont rejeté loi-cadre n°51.17 sur l’éducation récemment adoptée par les deux chambres du parlement.


L’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane les a rejoint aux côtés notamment de l’ex-bâtonnier Abderrahmane Benamrou du parti d’extrême-gauche PADS et de Ahmed Raissouni, l’ancienne figure de proue du Mouvement unicité et réforme (MUR), matrice idéologique du PJD.


Réunis le 7 août au domicile de M’hamed El Khalifa (Istiqlal), les signataires d’un communiqué (diffusé sur les réseaux sociaux) rejetant deux articles de la loi actant l’introduction alternée de la langue française dans l’enseignement de certaines matières ont invoqué la Constitution établissant que l’arabe est la langue officielle du Maroc et qu’à ce titre elle se doit d’être protégée et promue. Dans son appel, ce front contestataire estime que cette disposition est de nature à « menacer les constantes de la nation, son identité et son existence historique ».


Le groupe des 23 signataires craint ainsi que la langue française soit imposée dans l’enseignement, ouvrant la voie à une « invasion de la francophonie » dans l’éducation et dans la vie sociale.


Ils appellent ainsi à la « vigilance » contre toute tentative de « francisation » pouvant « mettre en danger la langue arabe », jugeant la mesure « scientifiquement non éprouvée » et pointant aussi son « ambiguïté ».


Par La rédaction
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