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Algérie
Bouteflika annonce sa candidature à la présidence par «une lettre aux Algériens»

10.02.2019 à 16 H 01 • Mis à jour le 10.02.2019 à 16 H 06
Par Ryad Hamadi
Dans son message aux Algériens, le président algérien, dont la candidature suscite de nombreuses critiques et réserves en raison de son état de santé, promet d’initier plusieurs « réformes » dès cette année. La première initiative sera la tenue d’une conférence nationale, un projet déjà évoqué à la fin de l’année dernière

Abdelaziz Bouteflika a annoncé, ce dimanche 10 février, sa candidature à l’élection présidentielle du 18 avril. L’annonce a été faite via une lettre-programme adressée aux Algériens.


« C’est dans ce contexte, en réponse à toutes les sollicitations et dans un esprit de continuité dans l’accomplissement d’un devoir ultime, que j’annonce aujourd’hui ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain », écrit-il, laissant entendre que le prochain mandat sera le dernier.


Dans son message aux Algériens, le président algérien, dont la candidature suscite de nombreuses critiques et réserves en raison de son état de santé, promet d’initier plusieurs « réformes » dès cette année. La première initiative sera la tenue d’une conférence nationale, un projet déjà évoqué à la fin de l’année dernière.


« Si vous m’honorez de votre confiance précieuse, le mois d’avril prochain, j’inviterai dès cette année toutes les forces politiques, économiques et sociales de la Nation à une Conférence nationale consacrée à la concrétisation du consensus sur les réformes et les changements que notre pays devra engager en vue d’aller plus loin dans la construction de son devenir et de permettre à nos concitoyens de continuer à vivre ensemble, de mieux en mieux, dans la paix et la prospérité », promet le chef de l’État.


Le président Bouteflika promet également de « proposer un enrichissement approfondi de la Constitution », autrement dit une nouvelle révision constitutionnelle. La conférence nationale « pourra proposer un enrichissement » de la Constitution dans « le respect de ses dispositions relatives aux constantes nationales, à l’identité nationale et au caractère démocratique et républicain de l’État ». Les conclusions qui émaneraient de cette conférence lui seront soumises à l’effet de les faire concrétiser par « les voies appropriées », détaille le président de la République.


Le projet global vise également à « raffermir l’État de droit et la bonne gouvernance » et « conforter un développement économique fondé sur la justice sociale et l’affirmation d’une économie nationale d’initiative, productive et compétitive ».


Pour atteindre ces objectifs, Bouteflika juge qu’il « faut d’abord vaincre le fléau de la bureaucratie grâce à une modernisation et à une décentralisation accrue de l’administration publique » et aussi accroître « la contribution des citoyens à la gestion des affaires locales à travers la mise en place de mécanismes de démocratie participative ».


Quant au raffermissement de l’État de droit, il s’agit surtout de « consolider l’indépendance » de la Justice et assurer « une plus grande mise en œuvre » de ses décisions. De même, plaide-t-il, il faudra « progresser davantage » dans la lutte contre la corruption par le « renforcement des organes » chargés de cette mission ainsi que par une « plus grande implication de la société civile dans ce combat ».

 

Au plan économique, Bouteflika soutient que « tous les changements nécessaires » devraient être introduits « sans dogmatisme aucun » et incluraient les secteurs publics et privés nationaux et les partenaires étrangers, avec comme « seule référence, l’efficacité et la performance, la création d’emplois et l’augmentation des revenus du pays ».


Par Ryad Hamadi
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