Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
En continu

Maroc-Espagne
Contrebande: la situation des «porteadores» au parlement

10.07.2019 à 08 H 42 • Mis à jour le 10.07.2019 à 08 H 42
Par La rédaction

Un rapport, rédigé par une mission parlementaire, se penche sur la situation sociale des 3 500 femmes et 200 mineurs qui travaillent quotidiennement comme « transporteurs » entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta (Sebta), rapporte l’agence espagnole EFE.


Selon la même source, le rapport a été discuté ce mardi au parlement, « en présence des ministres concernés par le problème ». La mission parlementaire est le fruit d’une visite des députés au poste-frontière de Sebta à plusieurs reprises, entre juillet et novembre 2018.


Des conditions de travail jugées « inhumaines » par les députés qui critiquent dans la foulée, « la gestion du passage de frontières par les services de douanes et de la sécurité ».


Selon le ministre de la Santé, Anass Doukkali, ayant intervenu au parlement devant la mission parlementaire, près « de 84 femmes ont souffert de complications », pour la seule année de 2018. Deux d’entre elles avaient d’ailleurs perdu la vie, le 15 janvier 2018, suite à une bousculade côté marocain de la frontière avec Sebta.


En plus de l’affectation d’un personnel supplémentaire, le rapport préconise la réalisation d’une étude socio-économique sur le niveau de formation et les besoins des catégories sociales exerçant des activités de contrebande afin de leur proposer des alternatives appropriées. Le rapport a en outre « proposé la création d’une zone industrielle dans la région pour employer les porteurs dont la rémunération journalière est comprise entre 100 et 200 dirhams », précise EFE.

Par La rédaction
Le Desk En continu