Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
En continu

Aérien
Crash de Kénitra: le Cessna biplace «ne devait pas voler»

20.08.2020 à 17 H 35 • Mis à jour le 20.08.2020 à 20 H 28
Par
Selon une source proche de l’aviation civile consultée par Le Desk, l’avion, rattaché à l’aéroclub de Rabat, « était en fin de potentiel c'est à dire qu'il devait être cloué au sol jusqu'à ce que une révision complète soit faite, ce qui n'a pas été fait ». L'accident aérien qui s'est produit non loin de Kénitra a fait deux morts, un pilote instructeur et son élève

Un avion biplace Cessna 150 immatriculé CN-TGC, s’est écrasé ce 20 août non loin de Kénitra, apprend-on de sources locales


Ses deux occupants, B.T, pilote instructeur et par ailleurs le responsable de l’Association nationale de l’histoire de l’aviation au Maroc et F.C, un parapentiste qui a commencé à prendre des cours de pilotage, ont été tués sur le coup et l’appareil fortement endommagé, a appris Le Desk de source proche.


L’accident est survenu à proximité d’une usine de matériaux de construction aux abords du kilomètre 7 de la route menant à Tanger.


Selon une source proche de l’aviation civile consultée par Le Desk, l’avion, rattaché à l’aéroclub de Rabat, « était en fin de potentiel c’est à dire qu’il devait être cloué au sol jusqu’à ce que une révision complète soit faite, ce qui n’a pas été fait ».


« La Direction de l’air a accordé une prolongation des potentiels, alors qu’il ne devait pas voler », ajoute notre source qui estime que cette dérogation ne devait pas être accordée à cet appareil . Il pourrait s’agir, d’une panne de commandes plutôt qu’une panne de moteur « car même avec un moteur en panne l’avion aurait pu planer et faire une approche en sécurité sur un terrain dégagé », commente au Desk, la même source.


Dans un cas précédent qui semble être similaire, affirme notre source qui évoque déjà un laxisme de l’administration civile, l’avion Cessna de l’aéroclub royal de Casablanca avait ses compteurs de potentiel (horamètres) en panne (équivalents d’un compteur kilométrique sur une voiture) pendant plusieurs mois. Les pilotes se contentant d’estimer le temps entre le démarrage du moteur et son arrêt par un chronomètre manuel (ce qui est interdit car établi par estimation). L’ancien président de la Fédération avait même participé dans ces conditions à un rallye aérien avec un invité à bord et un instructeur entre le Maroc et l’Espagne, assure-t-on.

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite
Par
Le Desk En continu