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Proche-Orient
Début des patrouilles américano-turques dans le nord-est de la Syrie

09.09.2019 à 11 H 39 • Mis à jour le 09.09.2019 à 11 H 39
Par Reuters

Des militaires turcs ont pénétré dimanche en Syrie pour procéder à la première patrouille conjointe avec leurs homologues américains pour faire respecter une « zone de sécurité » en bordure d’une région frontalière tenue par des rebelles kurdes.


Des véhicules portant des drapeaux turcs en ont rejoint d’autres aux couleurs américaines à 15 kilomètres à l’est d’Akcakale, ville frontalière du côté turc, qui fait face à Tal Abiad, côté syrien.


Survolé par deux hélicoptères, le convoi a ensuite poursuivi sa route vers le sud pendant plusieurs heures avant de regagner la Turquie.


Damas a condamné ces patrouilles conjointes. Il s’agit du premier signe de coopération entre Washington et Ankara à l’est de l’Euphrate, où la présence des rebelles kurdes syriens des Unités de protection du peuple (YPG) suscite de vives tensions.


Le président Recep Tayyip Erdogan a rappelé dimanche que la Turquie ne partageait pas les objectifs des Etats-Unis et a regretté qu’ils protègent des organisations « terroristes ».


Avec l’appui de Washington, les YPG ont chassé les djihadistes de l’Etat islamique du nord-est de la Syrie et se sont emparés d’une vaste zone proche de la frontière turque.


Ankara, qui les considère comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a menacé à plusieurs reprises d’intervenir pour les en déloger.


« Nous négocions avec les Etats-Unis au sujet de la zone de sécurité, mais nous constatons à chaque étape que ce que nous souhaitons ne correspond pas à ce qu’ils ont en tête », a déploré le président turc, quelques heures à peine après la fin de la première patrouille.


« Il semble que notre allié cherche à instaurer une zone de sécurité pour l’organisation terroriste, pas pour nous. Nous récusons cette façon de voir », a-t-il poursuivi, jugeant nécessaire de sécuriser « toute la région » pour permettre le retour des 3,6 millions de Syriens réfugiés en Turquie.


Au terme d’intenses négociations, la Turquie et les États-Unis ont également créé un centre d’opérations conjointes et ont déjà procédé à des patrouilles aériennes communes, mais restent en désaccord sur la profondeur de la zone de sécurité et sa structure de commandement.

Par Reuters
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