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Proche-Orient
Gaza: ouverture des points de passage après une trêve entre Israël et le Jihad islamique

08.08.2022 à 12 H 03 • Mis à jour le 08.08.2022 à 12 H 05 • Temps de lecture : 3 minutes
Par
Gaza

Des camions de carburant sont entrés dans la bande de Gaza lundi matin, après la trêve conclue entre le Jihad islamique et Israël au terme de trois jours d'hostilités qui ont coûté la vie à 44 Palestiniens dans des frappes israéliennes sur l'enclave.


Ils ont pénétré dans l’enclave par le point de passage de Kerem Shalom, dans le sud de la bande de Gaza, dont la frontière avait été fermée mardi par Israël.


Dimanche, le principal hôpital de la ville de Gaza avait besoin d'urgence d'électricité pour soigner les blessés après que la seule centrale électrique du territoire a été mise à l'arrêt faute de carburant.


Les points de passage entre l'Etat hébreu et la bande de Gaza ont été rouverts « pour des besoins humanitaires lundi », a annoncé dans un communiqué le Cogat, l'organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.


« Le retour à la routine se fera en fonction des développements de la situation et si la sécurité est respectée », ajoute le communiqué.


Après cette trêve entrée en vigueur à 23h30 locales dimanche et négociée par l'Egypte, intermédiaire historique entre Israël et les groupes armés palestiniens, les deux belligérants ont toutefois indiqué se réserver le droit de répondre en cas de violation par l'autre partie.


L'accord de trêve prévoit entre autres « l'engagement de l'Egypte à oeuvrer en faveur de la libération de deux prisonniers » du Jihad islamique aux mains d'Israël, a affirmé le groupe palestinien.


Entre le début de l'opération israélienne vendredi et dimanche soir, 44 Palestiniens dont 15 enfants sont morts et 360 ont été blessés, selon le ministère, qui a fait en outre état d'immeubles entiers détruits dans les frappes.


Le président américain Joe Biden a salué le cessez-le-feu et demandé que des enquêtes soient menées sur les victimes civiles.


Trois personnes ont été blessées en Israël par les tirs de roquettes, selon des secouristes. D'après l'armée, des centaines de roquettes ont été tirées à partir de Gaza depuis vendredi, la grande majorité ayant été interceptée.


Les autorités israéliennes ont par ailleurs affirmé que certains Palestiniens tués auraient péri à cause de tirs de roquettes ratés du Jihad islamique vers Israël, tombées dans l'enclave palestinienne.


L'armée israélienne a présenté son opération lancée vendredi comme une « attaque préventive » contre le Jihad islamique, au cours de laquelle ses principaux chefs militaires à Gaza, Tayssir Al-Jabari et Khaled Mansour, ont été tués, de même que plusieurs combattants du groupe.


La mort des chefs militaires a été confirmée par le Jihad islamique, considéré comme « terroriste » par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.


La branche militaire du Jihad islamique a confirmé lundi dans un communiqué que 12 de ses hommes avaient été tués dans les frappes israéliennes.


Les autorités israéliennes ont justifié leur opération par leurs craintes de représailles du Jihad islamique après l'arrestation de l'un des chefs du mouvement, Bassem al-Saadi le 1er août en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël.


Ces derniers jours, quelque 40 membres du Jihad islamique ont été arrêtés par les forces israéliennes en Cisjordanie.


La confrontation entre Israël et le Jihad islamique est la pire depuis celle entre Israël et le Hamas en mai 2021. Cette dernière avait fait en onze jours 260 morts côté palestinien dont des combattants et 14 morts en Israël, dont un soldat, d'après les autorités locales.

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