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Projet
Gazoduc Nigéria-Maroc: Buhari appelle à un partenariat de long-terme avec Londres et Bruxelles

22.06.2022 à 13 H 20 • Mis à jour le 22.06.2022 à 13 H 20 • Temps de lecture : 1 minutes
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Muhammadu Buhari, président du Nigéria, a souligné ce mercredi l'importance d'un partenariat à long terme entre son pays, le Royaume-Uni et l'Union européenne afin d'investir dans le projet de gazoduc qui passe par le Maroc, apprend-on de la presse nigériane.


Selon Buhari, ce projet d'envergure qui devrait s'étaler sur 4 000 km, contribuera à « faire face à la crise de l'approvisionnement en gaz en Europe ». 


« Nous avons besoin d'un partenariat à long terme et non d'incohérence et d'une contradiction sur la politique d'énergie verte de la part du Royaume-Uni et de l'Union européenne », a-t-il déclaré, ajoutant que « les investissements sont entravés par leur moratoire généralisé sur les projets gaziers à l'étranger, alors que chez eux, les mêmes projets sont classés comme verts ».


Pour rappel, le Conseil exécutif fédéral du Nigeria (FEC) a donné le feu vert à la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) pour conclure un accord avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) afin de construire le gazoduc Nigéria-Maroc.


La NNPC deviendra dès le 1er juillet, « une société à responsabilité limitée et sera soumise à des obligations plus strictes en matière d'audit et d'information commerciale, afin de contribuer à stimuler les investissements et à renforcer la transparence, où la corruption a dissuadé le premier et entravé le second », a affirmé Buhari.


De plus, un partenariat avec l'Occident permettra de sanctionner les groupes terroristes qui entravent la production de pétrole. De ce fait, Buhari demande à ce que les « alliés occidentaux désignent l'IPOB (le peuple autochtone du Biafra, un groupe séparatiste au Nigéria  ndlr) comme un groupe terroriste, compte tenu de leur complicité dans les dommages causés aux pipelines et aux infrastructures ».


L'OPEC Fund avait accordé 14,3 millions de dollars à L'Office national des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), co-financé par la Banque Islamique de développement (BID), afin de réaliser la deuxième phase de l'étude d'avant-projet.


Déjà en 2017, les experts se demandaient si ce nouveau projet de gazoduc ne suivra pas les traces du projet mort-né Trans-Saharien lancé en 2002. 

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