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ONU
Horst Köhler, émissaire de l’ONU pour le Sahara Occidental, démissionne

22.05.2019 à 23 H 03 • Mis à jour le 23.05.2019 à 00 H 07
Par La rédaction
Horst Köhler, l'émissaire de l'ONU pour le Sahara occidental démissionne pour raison de santé, a annoncé l'ONU. « le Royaume du Maroc a pris note, avec regret, de la démission de l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara marocain, Horst Köhler », annonce pour sa part par voie de communiqué le MAECI

Horst Köhler, 76 ans,  l’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental démissionne, officiellement pour raisons de santé, a annoncé l’ONU.


L’ONU ne donne aucune précision sur les problèmes de santé de l’ancien président allemand.


Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres « a rencontré aujourd’hui M. Köhler, qui l’a informé de sa décision de démissionner de son poste pour des raisons de santé », a indiqué le porte-parole de Guterres, dans un communiqué. Guterres a « profondément regretté la démission, mais a dit comprendre parfaitement cette décision et a exprimé ses meilleurs vœux à l’Envoyé personnel », a-t-il ajouté. Il a également exprimé « sa profonde gratitude à M. Köhler pour ses efforts constants et intensifs, qui ont jeté les bases du nouvel élan du processus politique sur la question du Sahara ».


Dans son communiqué, l’ONU souligne que le secrétaire général, qui remercie son émissaire pour son travail, « remercie également les parties (Maroc et Polisario) et les Etats voisins (Algérie et Mauritanie) pour leur engagement avec M. Kohler dans le processus politique » visant à trouver une issue au conflit.


« le Royaume du Maroc a pris note, avec regret, de la démission de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara marocain, Horst Köhler », annonce pour sa part par voie de communiqué le MAECI, affirmant que « le royaume demeure engagé pour parvenir à une solution politique réaliste, pragmatique et durable, basée sur le compromis, dans le cadre de l’initiative d’autonomie ».


« Le Maroc rend hommage à Horst Köhler, pour les efforts qu’il a déployés depuis sa nomination en aout 2017. Il salue la constance, la disponibilité et le professionnalisme avec lesquels M. Köhler s’est acquitté de ses fonctions », conclut le communiqué.


António Guterres, avait annoncé, en juillet 2017 à New York, la nomination officielle de Horst Köhler, ancien Président d’Allemagne, au poste d’Envoyé personnel du SG de l’ONU pour le Sahara. L’ancien président allemand succédait à l’Américain Christopher Ross.


Depuis sa prise de fonctions, Horst Kohler a laborieusement essayé de relancer la recherche d’une solution pour le Sahara occidental.I l avait notamment mené d’intenses efforts pour des rencontres entre les parties à Genève depuis fin 2018.


Après six ans d’interruption de dialogue, il avait ainsi réussi à faire reprendre langue aux parties concernées, notamment en réunissant en Suisse à deux reprises –  en décembre puis en mars –  le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie. Une troisième rencontre était envisagée pour les prochains mois sans qu’aucune date n’ait toutefois été arrêtée à ce stade.


Après la deuxième rencontre, le Polisario n’avait cependant laissé que peu d’espoirs pour des progrès rapides sur ce vieux conflit, affirmant que « le Maroc n’avait montré aucune appétence pour s’engager dans un processus sérieux de négociations ».


Fin mars, Horst Kohler avait jugé que les positions restaient « fondamentalement divergentes ».


Dans son dernier rapport, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres avait réclamé aux parties « des gestes » pour progresser vers une solution.


Fin avril, l’ONU a renouvelé pour six mois sa mission de paix au Sahara occidental. Washington estime qu’une durée courte accentue la pression sur les quatre parties pour parvenir à une solution à ce conflit ancien.


La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso), au coût annuel d’environ 50 millions de dollars, compte quelque 300 membres. Depuis 1991, elle garantit un cessez-le-feu dans la région.


Köhler devait apporter une expérience de plus de 35 ans dans le secteur gouvernemental et des organisations internationales, notamment en tant que Président de la République Fédérale d’Allemagne (2004-2010), indique un communiqué de l’Onu.


Auparavant, Köhler a été Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) entre 2000 et 2004, et président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement à Londres (1998-2000).


Il a, en outre, servi en tant que Secrétaire d’Etat au ministère fédéral des finances (1990-1993), avant d’être nommé président de la German Savings Bank Association (1993).


Köhler est un lauréat de l’Université Eberhard Karls de Tübingen, où il a obtenu en 1969 un diplôme en Économie publique et sciences politiques. Il est également titulaire d’un doctorat en Sciences économiques en 1977, note la même source, ajoutant que Köhler a occupé le poste de professeur honoraire à l’Université de Tübingen depuis 2003.

Par La rédaction
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