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Conjoncture
Le HCP table sur une croissance du PIB de 4,6% en 2021 après une récession de 7% en 2020

14.01.2021 à 14 H 47 • Mis à jour le 14.01.2021 à 14 H 47
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Voici l’essentiel du Budget économique prévisionnel (BEP) 2021 publié, jeudi, par le Haut-Commissariat au Plan (HCP) :


–  Le Produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance de 4,6 % en 2021 après une récession de 7 % en 2020. En valeur, le PIB devrait enregistrer une progression de 5,8 %. –  Le marché du travail connaitrait une légère baisse de taux de chômage qui serait de 11,1 % en 2021 au lieu de 12,8 % une année auparavant.


–  La demande intérieure devrait enregistrer un accroissement de 5 % après son recul de 6,7 % en 2020, avec une contribution positive de 5,4 points à la croissance économique au lieu d’une contribution négative de 7,3 points en 2020.


–  Les exportations de biens et services en volume devraient afficher une nette croissance de 7,6 % par rapport à leur baisse enregistrée en 2020,et les importations de biens et services devraient s’améliorer de 8 % au lieu de leur recul prononcé de 12,2 % en 2020. Ainsi, la demande extérieure nette devrait dégager une contribution négative de 0,7 point, soit une détérioration d’un point par rapport à sa contribution en 2020.


–  Le déficit budgétaire devrait connaitre un allégement de près d’un point pour atteindre 6,4 % du PIB, après 7,4 % estimé pour l’année 2020.


–  La part de la dette du trésor devrait connaitre une hausse de près de 0,6 point en pourcentage du PIB pour atteindre 78,3 % du PIB au lieu de 77,7 % du PIB en 2020 et 64,9 % en 2019. Tenant compte de la dette extérieure garantie, le taux d’endettement public global devrait se situer à 95,6 % du PIB après 94,6 % en 2020.


–  Le marché monétaire serait marqué par la poursuite des tensions sur les besoins de liquidité bancaire en 2021, qui devraient s’accentuer à près de 85,2 milliards de dirham (MMDH), après 65,3 MMDH en 2020.


–  Les crédits bancaires devraient s’accroître à un taux de 4 % en 2021, sous l’effet de la reprise prévue des activités économiques et de l’impact attendu des programmes de soutien des ménages et de relance des entreprises. 2. Situation économique en 2020 :


–  Profonde récession économique nationale en 2020, suite aux effets du covid-19 et de la succession de deux campagnes agricoles sèches. En effet, la croissance économique nationale aurait connu une récession de 7 % en 2020 au lieu d’une croissance de 2,5 % enregistrée en 2019.


–  La demande intérieure aurait diminué de 6,7 % en volume, au lieu d’une hausse de 1,7 % en 2019. Sa contribution à la croissance aurait été négative pour la première fois depuis 1997 de -7,3 points, au lieu d’une contribution positive de 1,9 point en 2019.


–  Les exportations de biens et de services en volume auraient enregistré une baisse de 14,1 % par rapport à une hausse de 5,8 % en 2019. De même, les importations auraient affiché un repli de 12,2 % au lieu d’une augmentation de 3,4 % affiché en 2019. A cet effet, la demande extérieure nette aurait dégagé à nouveau une contribution positive à la croissance du PIB de 0,3 point en baisse par rapport à +0,6 point enregistrée en 2019.


–  Le déficit budgétaire aurait connu un creusement en 2020 pour atteindre près de 7,4 % du PIB, au lieu de 3,6 % en 2019. Ce besoin de financement aurait dépassé largement la moyenne annuelle des déficits enregistrés entre 2012-2019, soit 4,5 % du PIB et aurait été largement supérieur aux prévisions de la loi des finances de l’année 2020.


–  L’endettement public global se serait accru pour atteindre 94,6 % du PIB en 2020, en augmentation de près de 14,2 points par rapport au ratio de 80,4 % enregistré en 2019.


–  La masse monétaire aurait connu un rebond de près de 7,7 %, en forte hausse par rapport à 3,8 % enregistrée en 2019 et 4,2 % entre 2012 et 2018.

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