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Justice
Le journaliste Omar Radi convoqué une seconde fois par la BNPJ

01.07.2020 à 17 H 27 • Mis à jour le 01.07.2020 à 17 H 40
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La Brigade National de la Police Judiciaire (BNPJ) a convoqué ce 1er juillet, pour la seconde fois, le journaliste Omar Radi. Il devrait se présenter ce 2 juillet aux locaux de la BNPJ. Cette convocation intervient après une première, ayant été reçue par notre collègue le 24 juin.


Chez la BNPJ, l’interrogatoire ayant lieu le 25 juin avait duré plus de cinq heures et portait notamment sur une enquête ouverte au sujet de la réception par Omar Radi de financements étrangers émanant d’agences de renseignement. L’interrogatoire a eu lieu dans le cadre d’une enquête préliminaire demandée par le Parquet qui s’est auto-saisi.


D’après un communiqué diffusé le 26 juin, Omar Radi avait jugé les accusations « d’infondées et relevant du ridicule pour les unes, et de la diffamation pure et dure pour les autres ». Le journaliste rappelle que le parquet s’est auto-saisi, « sur la base d’articles publiés dans une presse que de nombreux professionnels et lecteurs s’accordent à définir comme immorale, spécialisée dans le lynchage des citoyens et l’exposition de leur vie privée ».


L’ouverture de l’enquête par le Procureur du roi est intervenue quelques jours seulement, après la publication par 17 médias dont LeDesk, d’une enquête d’Amnesty International où on révélait l’espionnage du journaliste Omar Radi, par le biais du logiciel israélien Pegasus de la firme NSO. Par la suite, dans un communiqué relayé par la MAP, où l’émetteur n’étant pas nommé et seulement présenté comme « autorités publiques », on niait toute utilisation de ce logiciel et précisait que l’enquête d’Amnesty International rentrait dans le cadre d’une campagne internationale, aux agendas politiques étrangers et émanant de parties qui souhaitent nuire au Maroc.


Ce n’est pas la première fois que le journaliste Omar Radi, auteur de plusieurs enquêtes et ayant collaboré par différents médias nationaux et internationaux, est inquiété par la justice. Le 17 mars dernier, le journaliste, se présentant également comme activiste des droits humains, avait été condamné à 4 mois de prison avec sursis et une amende de 500 dirhams, pour avoir publié un tweet critiquant le verdict rendu en appel dans l’affaire des prisonniers politiques du Hirak.

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Le Desk En continu