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Le Parlement européen débattra de l’utilisation de mineurs par le Maroc dans la crise migratoire avec l’Espagne

05.06.2021 à 13 H 36 • Mis à jour le 05.06.2021 à 13 H 36
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Le Parlement européen débattra et votera le 10 juin une résolution sur la possible violation de la convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et à l’utilisation de mineurs par les autorités marocaines dans la crise migratoire en Ceuta.


Les récents événements à Ceuta (Sebta), après le passage de la frontière de milliers de personnes, dont des centaines d’enfants, en provenance du Maroc, feront l’objet d’un débat jeudi prochain en session plénière du Parlement européen, selon le programme prévu ce jour-là.


Débat Europarl - Mineurs non accompagnés


Les députés examineront si l’utilisation de mineurs par les autorités marocaines constitue une violation de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant.


La plénière votera une résolution à l’issue du débat résumant ses conclusions, précise le Parlement européen qui regagne son siège à Strasbourg après plus d’un an fermé en raison de la pandémie.


Débat Europarl - Mineurs non accompagnés


Le gouvernement de la ville autonome de Ceuta a déclaré ce vendredi qu’il estimait qu’il y avait encore quelque 3 000 personnes « errant » dans les rues, dont de nombreux mineurs, sur les plus de 10 000 qui sont entrés illégalement dans la ville par le brise-lames frontalier avec le Maroc les 17 et 18 mai, rapporte l’agence EFE.


Les autorités de Ceuta ont indiqué qu’elles comptaient actuellement quelque 1 160 mineurs enregistrés et qu’elles travaillaient pour pouvoir permettre à de nouveaux entrepôts dans la zone industrielle de Tarajal d’héberger les immigrés qui restent encore dans la rue afin qu’ils bénéficient d’une « prise en charge digne ».


Depuis le début de la crise migratoire à la mi-mars, la Commission européenne a réitéré à plusieurs reprises son soutien à l’Espagne dans la crise avec le Maroc après le passage de milliers de personnes à Ceuta, après que Rabat ait lié cette crise migratoire à la position espagnole sur le Sahara Occidental.


« La frontière de Ceuta est une frontière européenne et l’UE est solidaire de l’Espagne » est la phrase que différents dirigeants communautaires n’ont cessé de répéter, laissant la gestion de cette crise avec Rabat entre les mains des autorités madrilènes.


Bruxelles a également réaffirmé que l’UE a une « position très ferme sur le Sahara occidental » et qu’elle « reste inchangée ».


L’Union appelle à une reprise rapide des négociations conformément aux Nations unies pour « trouver une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU, –  notamment la n°2548 –  adoptées le 30 octobre 2020 ».


Dans ce document, cet organe a exhorté les parties à reprendre les négociations sous les auspices du secrétaire général de l’ONU sans conditions préalables et de bonne foi, et a prolongé le mandat de la Minurso, sa mission de paix au Sahara Occidental –  déployée depuis 1991 -, jusqu’à la fin d’octobre de cette année.


La crise migratoire à Ceuta a coïncidé avec l’hospitalisation pour un cas grave de Covid-19 dans la ville espagnole de Logroño de Brahim Ghali, leader du Front Polisario, bien qu’il y a trois jours il ait quitté le pays pour terminer sa convalescence en Algérie.


Dans des déclarations récentes, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a assuré qu’il est « absolument inacceptable » que le Maroc ait pu « attaquer les frontières » de Ceuta avec l’assaut de milliers de personnes comme moyen de protester contre une politique étrangère.

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