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France-Algérie
Macron et Tebboune s’engagent à dépasser leurs fâcheries

03.06.2020 à 17 H 29 • Mis à jour le 03.06.2020 à 17 H 29
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Le président français Emmanuel Macron et son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune se sont engagés à « relancer » la relation entre Paris et Alger, après une semaine de crise diplomatique qui a provoqué le rappel de l’ambassadeur d’Algérie en France.


L’Elysée a fait savoir que Macron s’était entretenu mardi au téléphone avec Tebboune pour faire le point sur la crise du coronavirus, mais aussi sur la situation en Libye et au Sahel.


Les deux présidents « ont affirmé leur volonté de travailler ensemble pour la stabilité et la sécurité dans la région », a précisé la présidence française.


« Ils sont également convenus d’œuvrer à une relation sereine et à une relance ambitieuse de la coopération bilatérale dans tous les domaines », a-t-elle ajouté sans entrer dans les détails.


L’Elysée précise que cet entretien s’est déroulé « dans l’esprit d’amitié » et « de respect mutuel de leur souveraineté qui anime les relations entre la France et l’Algérie ».


De son côté, la présidence algérienne a publié mercredi un communiqué selon lequel les deux parties ont convenu de « donner une impulsion prometteuse » à leurs relations « sur des bases durables à même de garantir l’intérêt commun réciproque et le respect total de la spécificité et de la souveraineté de chacun des deux pays ».


« Evoquant la situation en Libye et dans les pays du Sahel au regard des souffrances de leurs peuples du fait des guerres et conflits, les deux présidents ont convenu d’une coordination pour y mettre un terme en oeuvrant au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la région », conclut le communiqué algérien.


Cet entretien téléphonique paraît mettre un terme à la crise diplomatique entre Alger et Paris déclenchée par la diffusion à la télévision française de documentaires sur le mouvement populaire (« Hirak ») antirégime en Algérie.


Sur fond de défiance à l’égard des médias étrangers, Alger avait rappelé pour consultations son ambassadeur à Paris, Salah Lebdioui, en dénonçant « des attaques contre le peuple algérien et ses institutions », dont l’armée.


Au début de l’année, le président Tebboune, sitôt élu, avait réclamé le « respect mutuel » dans les relations bilatérales en rappelant que « l’Algérie n’est pas une chasse gardée de la France ».


Paris comme Alger s’inquiètent de la situation au Sahel et en Libye, avec l’implication croissante de la Turquie et de la Russie, deux dossiers diplomatiques qui avaient été au cœur d’une visite du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian en Algérie à la mi-mars.

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