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HCP
Maroc: Environ un ménage réfugié sur 6 est dirigé par une femme (enquête)

24.09.2020 à 16 H 51 • Mis à jour le 24.09.2020 à 17 H 44
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Environ un ménage réfugié sur six est dirigé par une femme, selon une enquête réalisée auprès des réfugiés au Maroc par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).


Plus de 8 chefs de ménages sur 10 (82,1 %) sont des hommes, alors que la part des femmes chefs de ménages représente 17,9 %, précise le HCP dans cette enquête sur l’impact de Covid-19 sur la situation socioéconomique et psychologique des réfugiés au Maroc.


La part des ménages dirigés par une femme est plus élevée parmi les Ivoiriens (43,9 %), les Sud Soudanais (27,8 %) et les Centrafricains (24,5 %), relève le HCP, notant que la part la plus faible est relevée parmi les Yéménites (5 %) et les Syriens (11,3 %). Plus de la moitié des chefs de ménages réfugiés (55,7 %) sont célibataires, les femmes (70,4 %) nettement plus que les hommes (52,5 %), révèle l’enquête, ajoutant que quatre chefs de ménages réfugiés sur 10 (39,2 %) sont mariés, les hommes (45,2 %) plus que les femmes (11,5 %). Pour leur part, les divorcés représentent 3,1 % (9,9 % parmi les femmes contre 1,6 % parmi les hommes) et les veufs 2 % (8,2 % parmi les femmes contre 0,6 % parmi les hommes).


Par ailleurs, le HCP note que presque la totalité des chefs de ménages réfugiés (91,5 %) ont un niveau d’instruction, dont 16,4 % le niveau primaire, 14,2 % le niveau collégial, 14 % le niveau secondaire et 45,8 % le niveau supérieur.


La part des détenteurs du niveau supérieur est plus élevée parmi les hommes (47,4 %) que les femmes (38,4 %), parmi les jeunes de moins de 25 ans (63,5 %) et ceux de 25 à 34 ans (49,7 %) que les personnes âgées de 50 ans et plus (32,8 %). Elle est également plus élevée parmi les Sud Soudanais (94,5 %), les Centrafricains (77,8 %) et les Yéménites (72,5 %).


L’enquête fait également ressortir que près de 7 chefs de ménages réfugiés sur 10 (68,9 %) sont âgés de 25 à 49 ans. La part des jeunes de moins de 25 ans représente 21,3 % et celle des personnes âgées de 50 ans et plus 9,8 %.


La répartition selon le type d’activité montre que 43,8 % des chefs de ménages réfugiés exercent une activité économique, 47,3 % parmi les hommes et 28 % parmi les femmes.


L’exercice d’une activité économique est plus prononcé parmi les Syriens avec 83,2 % et plus faible parmi les Centrafricains (24,4 %), les Yéménites (18,1 %) et surtout parmi les ressortissants du Soudan du Sud (3 %) et qu’environ un chef de ménage réfugié sur 5 (22 %) est à la recherche d’un emploi, relève l’enquête.


La part des chômeurs s’élève, quant à elle, à 44,9 % parmi les Ivoiriens, 35,1 % parmi les Yéménites et 23,6 % parmi les originaires de la Centrafrique. Elle atteint son niveau le plus bas parmi les réfugiés du Soudan du Sud et de Syrie avec respectivement 6 % et 6,2 %. Le tiers des chefs de ménages réfugiés (34 %) est en situation d’inactivité, les femmes (49,3 %) relativement plus que les hommes (30,7 %). La part la plus élevée des inactifs est enregistrée parmi les réfugiés du Soudan du Sud avec 91 %.


La note relève aussi qu’environ les deux-tiers (64,1 %) des chefs de ménages réfugiés sont des salariés, 66,3 % parmi les hommes et 46,8 % parmi les femmes et trois personnes sur 10 (30,4 %) exercent un emploi indépendant, les femmes (37,4 %) plus que les hommes (29,5 %) et seuls 1,8 % sont des employeurs.


Le secteur des services est le premier pourvoyeur d’emploi pour les réfugiés au Maroc avec 28,8 %, beaucoup plus parmi les femmes avec 77,2 % que les hommes (22,6 %), relève l’enquête, notant que le secteur de la construction vient en deuxième position avec 24,8 % suivi de celui du commerce (15,8 %), de la restauration (11 %), de l’agriculture (9,1 %) et de l’industrie (5 %).


Menée du 2 au 8 juin 2020, cette enquête a ciblé un échantillon de 600 ménages, représentatif des différentes catégories des réfugiés, selon le pays d’origine, la ville de résidence, l’âge, le sexe et le niveau scolaire. En respect des mesures prises dans le cadre du confinement sanitaire, notamment la distanciation sociale, la collecte des données de cette enquête a été réalisée par voie téléphonique en utilisant la méthode de collecte assistée par tablettes.

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