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Diplomatie
Maroc-Espagne: Iglesias participera à la réunion de haut niveau du 17 décembre

07.12.2020 à 11 H 12 • Mis à jour le 07.12.2020 à 12 H 36
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Pablo Iglesias, deuxième vice-président du gouvernement espagnol et leader du parti Unidas Podemos, participera à la réunion de haut niveau Maroc-Espagne, le 17 décembre prochain à Rabat. El Español, qui révèle l’information confirmée par l’agence EFE ce lundi, indique qu’il s’agit d’une décision « strictement personnelle » de la part du chef du gouvernement, Pedro Sánchez, qui « n’a pas préalablement consulté » Iglesias.


Le 15 novembre dernier, deux jours après l’opération des Forces armées royales à Guerguerate, Pablo Iglesias avait fait mention dans un tweet d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies invitant à « la tenue d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental ». Depuis, la presse ibérique a évoqué l’éclatement d’une « guerre des mots » au sein de la fragile coalition gouvernementale au pouvoir. Depuis, les ministres espagnols de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur, ainsi que la porte-parole du gouvernement se sont relayés pour contrebalancer la sortie du chef de Podemos, allié déclaré du Polisario.


D’après El Español, la chefferie du gouvernement espagnol craint cependant que Pablo Iglesias, qui assume également le portefeuille de ministère des Droits sociaux, « confonde ses deux rôles : institutionnel et partisan ». Cependant, son entourage a assuré au journal qu’ « il ne faut pas s’attendre à quoique ce soit qui mettrait en péril le succès de la réunion de haut niveau ».


Des craintes qui demeurent « fondées », commente la même source. Il y a de cela un mois, Iglesias, qui avait pris part en compagnie du roi Felipe VI et de sa MAE Arancha González Laya, à la cérémonie d’investiture du nouveau président bolivien, Luis Arce, en avait profité pour signer un manifeste « antifasciste », qualifiant de « putschiste » l’ « extrême-droite antidémocratique » qui a gouverné le pays pendant la période entre l’exil d’Evo Morales et la victoire d’Arce à la présidentielle d’octobre 2020.

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