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Proche-Orient
Quatrième jour de mobilisation contre le pouvoir au Liban

20.10.2019 à 14 H 07 • Mis à jour le 21.10.2019 à 00 H 10
Par Reuters

Quatre jours après le début de leur mobilisation contre le pouvoir et les élites politiques, les Libanais sont une nouvelle fois descendus dans la rue dimanche, maintenant la pression sur le Premier ministre Saad Hariri qui a donné à sa coalition gouvernementale jusqu’à lundi pour approuver ses réformes économiques.


Selon des sources gouvernementales, un conseil des ministres pourrait être organisé en urgence dans la journée pour tenter de trouver une issue à la crise qui a conduit l’association des banques libanaises à annoncer la fermeture de l’ensemble des banques du pays lundi.


Ce mouvement de contestation –  le plus important depuis des décennies au Liban –  a été provoqué par la hausse du coût de la vie et l’annonce de nouveaux impôts, notamment la création d’une taxe sur les appels passés par l’application WhatsApp –  mesure sur laquelle le gouvernement est revenu face aux protestations.


Fait rare, cette mobilisation vise l’ensemble des dirigeants politiques, quelle que soit leur confession, que les manifestants accusent de corruption et d’avoir pillé le pays où plus du quart de la population vit sous le seuil de pauvreté et qui affiche une dette publique représentant 150 % de son PIB.


Accentuant la pression sur Saad Hariri, le chef de file des chrétiens maronites, Samir Geagea, a annoncé samedi soir que les quatre ministres issus de son parti Forces libanaises allaient démissionner et a appelé à la formation d’un nouveau gouvernement.


« Nous sommes arrivés à la conclusion que ce gouvernement est impuissant pour prendre les mesures nécessaires pour sauver le pays de conditions financières et économiques qui empirent », a-t-il dit lors d’une allocution télévisée.


Un peu plus tôt samedi, le chef du puissant mouvement chiite Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait déclaré pour sa part ne pas soutenir les appels à la démission du gouvernement et prévenu qu’il ne permettrait pas la chute du président Michel Aoun, dont il a soutenu l’accession au pouvoir.

Par Reuters
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