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Inauguration
Tanger: Le Château Perdicaris transformé en centre d’interprétation du patrimoine

24.04.2022 à 18 H 17 • Mis à jour le 24.04.2022 à 18 H 26
Par et

Le Centre d’Interprétation du Patrimoine Perdicaris a été inauguré, samedi dans le parc urbain Perdicaris-Rmilat, à l’ouest de Tanger, dans le cadre du Mois du Patrimoine.


Le Château Perdicaris, construit par l’Américain d’origine grecque en 1878, à 6 kilomètres du cœur de Tanger, au milieu de la forêt de Rmilat pour soigner au grand air sa femme atteinte de tuberculose, a été transformé en un musée qui expose l’histoire du personnage d’Ion Perdicaris et la biodiversité de cette région.


Ion Perdicaris, homme d’affaires et diplomate américain, s’était fait connaître en 1904 après avoir été kidnappé par le brigand Raïssouni sévissant dans le nord du pays. Perdicaris avait été enlevé en compagnie de son beau-fils Varley, de nationalité britannique. Les rebelles du clan Raïssouni avaient pu opérer malgré l’intervention du président Théodore Roosevelt qui envoya une flotte de guerre. Il n’a du son salut qu’après le versement d’une rançon de 70 000 $ par l’entregent du Chérif de Ouazzane.


L’architecture de la demeure portant son nom, érigée sur une colline surplombant le détroit de Gibraltar, se caractérise par l’adoption d’un style architectural composite alliant l’anglo-saxon Queen Anne, le style classique et le médiévale évoquant la forme des châteaux de l’Europe médiévale.


Au rez-de-chaussée est exposé l’histoire d’Ion Perdicaris et de sa résidence, ainsi que le contexte historique générale de Tanger internationale, diplomatique et multiculturelle à travers une exposition d’objets du quotidien, de cartes et de photographies.


À l’étage, l’exposition traite de la diversité et de la richesse biologique de la forêt Rmilat à travers une exposition picturale pédagogique illustrant quelques espèces de la faune et de la flore de la région, ainsi que certaines espèces de la faune et de la flore à la forêt de Rmilat, considérée comme site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) et aménagée en parc naturel urbain.


Dans une allocution de circonstance, le directeur régional de la Culture à Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Kamal Ben Laymoun, a indiqué que « les travaux de réhabilitation et d’aménagement de ce monument historique l’ont fait sortir de ses ruines après des décennies d’abandon », faisant savoir que sa conversion en un centre d’interprétation du patrimoine vise à « enrichir les infrastructures culturelles et valoriser le rôle du patrimoine architectural authentique et colonial en insufflant une nouvelle dynamique au tourisme culturel dans la ville et la région ».


Et de souligner que ce projet s’inscrit dans le cadre d’un « projet national global et intégré dont l’objectif principal est de valoriser le patrimoine matériel et immatériel, à travers lequel le Maroc œuvre à faire de ce patrimoine l’un des tributaires de notre culture dans sa richesse et sa diversité, et une composante de l’identité d’une nation millénaire qui tire sa particularité de la diversité de ses affluents arabe, amazigh, africain, méditerranéen et atlantique ».


Pour sa part, le directeur régional du secteur des Eaux et des Forêts à Tanger-Assilah, Halim Akaaboune, a relevé que l’inauguration de ce centre survient à un moment charnière caractérisé par la mise en œuvre de la stratégie « Forêts du Maroc 2020-2030 », faisant savoir qu’il s’agit d’une stratégie qui reflète la nouvelle orientation de la gestion de l’écosystème forestier et des ressources naturelles, notamment en ce qui concerne la préservation et la valorisation des aires protégées et leur ouverture à la population locale et aux visiteurs en général.


Mettant en relief les potentialités naturelles de la région du Nord, Akaaboune a indiqué que le Centre d’Interprétation du Patrimoine Perdicaris est une institution muséale-culturelle concernée par la présentation du patrimoine naturel et culturel de Tanger et du Parc Perdicaris en particulier, et de la région du détroit en général.


À cette occasion, une table ronde a été organisée sous le thème « Conservation du patrimoine architectural » en coopération entre la Conservation régionale du patrimoine et l’Ordre des architectes, au cours de laquelle il a été procédé à la présentation d’un ensemble d’expériences de valorisation et de préservation du patrimoine architectural et archéologique de la région.

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