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Tomates: Maan se penche sur les « causes structurelles qui ont conduit au dernier épisode de hausse »

02.06.2022 à 14 H 57 • Mis à jour le 02.06.2022 à 14 H 57
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Le mouvement politique Maan s’est penché sur une analyse de la hausse des prix de la tomate, se focalisant sur les «  causes structurelles qui ont conduit au dernier épisode de hausse », apprend-on d’un communiqué.


Selon les producteurs agricoles interrogés par Maan, « la culture de tomates se fait généralement en dehors des cycles naturels ». Un mode de production généralement sous serre traditionnelle et qui nécessite une surveillance et des soins particuliers.


De plus, le contrôle des températures est difficile du fait du réchauffement climatique : les températures sont élevées en octobre et novembre, et ne baissent qu’en mars et avril. Le climat méditerranéen habituel au Maroc n’est donc plus d’actualité.


Les producteurs sèment durant les mois de juillet et août pour une récolte prévue entre novembre et avril. Cela ne laisse qu’un recours afin de s’adapter au nouveau climat : les serres modernes, qui sont vitrées et chauffées. Cependant leur coût peut facilement atteindre les 8 millions de dirhams (MDH) selon Maan.


Une rentabilité mise à l’épreuve à cause des « des prix oscillant entre 3 et 4 dirhams le kg ».  Bien que le Plan Maroc Vert permette «  l’octroi de subventions pour ce type d’investissement,  la complexité et la lenteur des procédures administratives dissuadent souvent les petits et moyens agriculteurs de recourir à de telles subventions », précise le communiqué.


À cela s’ajoute l’inflation qui touche la fertilisation, la semence ou les traitements nécessaires au processus de production. En effet, la TVA peut s’élever à 50 000 dirhams par hectare, alors que le produit final n’y est pas soumis. Il n’y a donc pas de moyen de rentabiliser la vente de tomate.


« En analysant les chiffres, il ressort que le coût de plantation d’un hectare de tomates est d’environ 550 000 dirhams. En y ajoutant les dépenses de fertilisation et de transport, il peut atteindre 600 000 à 620 000 dirhams et, avec une productivité moyenne de 170 tonnes par hectare, le coût de production se situerait entre 3,50 et 3,70 dirhams le kg », fait-on savoir.


De ce fait, pour que l’agriculteur gagne un dirham par kilogramme de tomate vendu, le prix final se situerait à 12 dhs/kg à Casablanca ou Rabat. Étant perdant sur le marché local, l’agriculteur pouvait compenser ces pertes grâce à l’export, mais depuis l&rsquo interdiction émise par le ministère de l’Agriculture, ils n’ont d’autres choix que d’augmenter les prix sur le marché local.


« Le salut de la filière de la tomate en particulier et du secteur agricole marocain repose par conséquent sur l’adoption d’une approche participative impliquant tous les acteurs contribuant effectivement à la création de valeur, holistique intégrant les impératifs de développement durable ainsi que les dimensions locale et internationale et, enfin, débarrassée des vices de l’intérêt particulier et de toute logique de rente », conclut le communiqué.

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