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Education
Lycée Descartes de Rabat : un enseignant franco-algérien accusé de pédophilie

25.09.2023 à 12 H 22 • Mis à jour le 25.09.2023 à 12 H 28 • Temps de lecture : 2 minutes
Par Faiza Rhoul

Une affaire d'harcèlement sexuel et de pédophilie secoue le lycée Descartes de Rabat, que l'établissement tenterait d’étouffer, apprend-on. Un enseignant franco-algérien est accusé d'avoir « entretenu une relation d'ordre sexuel » avec une élève de l'école, rattachée à l'Agence de l'enseignement français à l'étranger (AEFE).


Avant la fuite des messages sur les réseaux sociaux entre le professeur et son élève, supprimés depuis de X (anciennement Twitter), le rapprochement entre les deux avait déjà éveillé des soupçons, expliquent des élèves dans des audios que Le Desk a pu écouter et authentifier.


Une élève du lycée confirme que l’enseignant et son élève, actuellement en terminale, semblaient être « très proches en cours ». L'élève  a également lu la conversation entre les deux. « J’ai lu les messages depuis son téléphone (celui de l’élève en question, ndlr) (…) c'est bien le compte du professeur, il s’est abonné à des élèves et plusieurs le suivaient sur son compte Instagram », confirme-t-elle.


Le Desk a pu lire une partie des échanges entre l’enseignant et la jeune adolescente. « Quelle est ta taille de soutien-gorge ? Tu veux me sucer ? Tu veux aussi que je te pénètre ? Mordre ton cul ? », suggérait le professeur à son élève, âgée à l'époque de 14 ans et aujourd'hui en terminale.


« Demain entre 14h et 17h ? », propose l’enseignant, ce à quoi l’élève répondra « OK, où ? ». « Au point de ramassage », lui répond-il. « Donc dans ta voiture ? », demande-t-elle, avant de finir par dire « Ok ».


L’élève répétera souvent dans leurs discussions qu’elle « n’a pas envie d’aller trop loin », qu’il « devrait y avoir des limites ». « Tu t’énerverais si (…) ? », lui demande-t-il, « seulement si tu le fais sans mon consentement », répond l’élève. « Et si je le fais quand même ? », insiste le professeur. « Alors je serai très mal à l'aise », réponde la jeune fille, ce à quoi son professeur répondra « alors ne me suis pas, si tu ne veux pas ».


« Ce n'est pas la première fois qu’on dit que le professeur est bizarre », souligne l’autre élève. « Le lycée voulait étouffer l’affaire, mais maintenant ils ne pourront plus », affirme-t-elle. Contactée par nos soins, la direction n’a pas donné suite à nos sollicitations, mais « le problème », sera soulevé lors du conseil d’établissement le 26 septembre.

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