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Politique
Malgré l’absence de feu vert de l’Istiqlal, Hamid Chabat en plein campagne pour séduire les Fassis

19.06.2021 à 20 H 44 • Mis à jour le 19.06.2021 à 20 H 45
Par Souleiman Ketti
Depuis son retour, le sulfureux ancien président du Conseil de la ville de Fès, Hamid Chabat, fait parler de lui au sein de son parti, en enchaînant les meetings improvisés et les rencontres avec les habitants. Au plus grand de l'Istiqlal de Nizar Baraka qui ne voit pas d'un bon œil cette agitation

Il est de retour et est décidé à faire parler de lui. L’ex-Secrétaire général de l’Istiqlal, Hamid Chabat, s’était absenté pendant près de deux ans, entre l’Allemagne et la Turquie, boudant son pays et même son siège au sein de la Chambre des représentants, qu’il avait laissé vacant, affirmant avoir présenté son certificat médical. Depuis quelques mois, l’ancien syndicaliste enchaîne les rencontres avec militants du parti, groupies comme simples habitants de la ville de Fès, afin de faire entendre sa voix. En ligne de mire : la gestion locale par le Conseil de la ville présidé par le pdjiste Driss El Azami Idrissi.


Une agitation qui se traduit par des dizaines de vidéos et de photos où on voit Chabat, en tenue décontractée, arpenter les rues de  Fès et se filmer à la rencontre des habitants. À la presse, lui accordant de longues interviews, il n’hésite pas à affirmer concourir pour le poste de président du Conseil de la ville, malgré l’absence de tout feu vert officiel du parti.



Quelques semaines plus tôt, en réponse avec cet activisme soudain de Chabat, le parti avait décidé de de la dissolution de ses instances à Fès, afin de tenter de geler toute utilisation des moyens de l’Istiqlal pour une éventuelle campagne, rapportaient des sources médiatiques. D’après un communiqué du parti cité, des tensions seraient à l’origine de ce gel. Il a également été décidé de mettre en place des dispositions temporaires, sous la direction du Comité exécutif du parti, afin de gérer les affaires locales, dont notamment les élections locales, régionales et celles relatives aux chambres professionnelles. Une décision qui complique la tâche pour Hamid Chabat, bien décidé à candidater et à diriger la ville.



La réponse de l’intéressé ne s’est pas faite attendre : dans une vidéo en direct retransmise sur sa page Facebook officielle, il affirme que « le siège central à Rabat regorgeait de militants, et quiconque le visitait était reçu à l’époque de Hamid Chabat, maintenant le siège est vide comme s’il s’agissait d’une administration et que nous n’étions pas un parti politique », critique-t-il, allusion faite à l’actuelle direction de l’Istiqlal qui, au goût de Chabat, ne semble pas être interagir efficacement avec les militants. Il rappelle également que près de 320 des biens du parti ont été récupéré par ses soins auprès de familles de militants.


Autrement dit, des critiques de la gestion interne du parti adressées directement à Nizar Baraka. L’actuel secrétaire général de l’Istiqlal qui devra composer avec ce qui a tout l’air d’être une fronde menée par Chabat, forçant la main aux instances du parti pour qu’il soit accueilli comme il le souhaite. Du grabuge qui ne pourra que ravir les rivaux, à commencer par le Parti de la Justice et du Développement… 

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