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Grand angle

Le festival des Gnaouas, clichés et hors clichés

18.05.2016 à 17 H 39 • Mis à jour le 12.07.2017 à 13 H 03
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Pour sa 19ème édition et comme à son habitude, le Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira a tenu sa promesse ; celle de faire danser les vivants et honorer les regrettés.

Le concert d’ouverture a été l’occasion de rendre un hommage posthume à Mahmoud Guinéa, figure emblématique de tagnaouite à Essaouira qui a vu naître le festival, et à Doudou N’diaye Rose, virtuose de la percussion que l’UNESCO avait classé comme patrimoine humain vivant. La scène de Moulay Hassan n’a jamais été aussi pleine et colorée. La famille Guinea, avec Houssam au guembri et Maâlem Mokhtar Guinea, et douze des quarante-deux enfants de Doudou Rose N’diaye se sont faits accompagner, sur scène, par Rachida Talal pour une heure d’enchantement sensoriel.


Le concert d’ouverture de la 19ème édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde d’Essaouira. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
De jeunes danseuses et danseurs, vêtus d’habits aux ornements typiquement gnawi, ont accompagné Lmâalem durant son concert. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Mâalem Kouyou a ensuite rejoint les membres du Jeff Ballard Trio se sont surpassés pendant leur concert placé sous le signe de l’improvisation.


L’enfant le plus célèbre de cette édition entrechoquant ses qraqeb pendant le concert de Mâalem Mohamed Kouyou et Jeff Ballard Trio. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Le concert d’ouverture a été l’occasion de croiser les VIP d’Essaouira et d’ailleurs. On retiendra particulièrement, et comme chaque année, la présence d’André Azoulay, saint patron du festival et natif d’Essaouira.


VIP et dignitaires de la ville d’Essaouira pendant le concert d’ouverture. Dans la première rangée, André Azoulay portant une casquette et une doudoune. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
L’ancien conseiller du roi se déplaçait au gré de ses envies pendant le festival, ici dans la fosse réservée aux photographes. DAVID RODRIGUES / LE DESK

André Azoulay, au backstage, visiblement enchanté par ce qu’il regarde et entend. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Le public entier, de 7 à 77 ans, dansait comme si personne ne regardait sur les rythme de Maâlem Abdeslam Alikane et des Songhoy Blues, venus tout droit de Bamako après avoir connu la guerre civile à Tombouctou.


Un des membres de la troupe de Mâalem Abdeslam Alikane effectuant un saut impossible. DAVID RODRIGUES / LE DESK
Des festivaliers de tous les âges et toutes les origines sont venus nombreux pour danser sur les rythmes de cette édition. DAVID RODRIGUES / LE DESK

Le chanteur Aliou Touré mobilisait le moindre de ses muscles pour ses danses frénétiques pour le plus grand plaisir de son public qui en redemandait, mais à la déception de tous, Mâalem Abdeslam Alikane a préféré ne pas gratifier son infatigable public d’un encore.


Les porteurs de drapeaux, qui cadraient la scène Moulay Hassan, pendant le concert de Mâalem Abdeslam Alikane et Songhoy Blues, quittent tranquillement le brouhaha du festival direction la médina.DAVID RODRIGUES / LE DESK

L’une des entrées de la scène Moulay Hassan, constamment congestionnée par l’afflux des artistes, spectateurs et membres du Croissant Rouge. DAVID RODRIGUES / LE DESK

Ce festival est également l’occasion de se délecter de la ville elle-même. Mini concerts et spectacles de rue, donnés par des festivaliers déterminés à rentabiliser leur voyage, ont clairsemé la ville en attendant le début des concerts.


En plus des scènes officielles, plusieurs cafés offraient des concerts improvisés. Ici, dans le bar La Mama, récemment ouvert par trois amis musiciens. DAVID RODRIGUES / LE DESK

Un capoéristes dansant sur la place Moulay Hassan. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Funambulisme et guitare à la médina. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Randy Weston, ou le « Docteur en musique » pour les connaisseurs, a rendu honneur à la musique du Maroc qui l’a accueilli pendant les années 1960, quand il a quitté les Etats-Unis pour développer ses sonorités africaines.


Randy Weston au piano. DAVID RODRIGUES / LE DESK

A mi-chemin entre le Maroc et les USA, Hassan Hakmoun a dévoilé son répertoire de tagnaouite moderne, avant de céder la place aux très attendus membres de Hoba Hoba Spirit, qui ont été rejoint ensuite par Mehdi Nassouli, éminente figure de la relève gnawi.


L’impressionnante foule qui a répondu présente au concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Pas envie de se mêler à la foule ? Pas de problème, avec un peu de chance, on pouvait se trouver une place dans les terrasses des cafés et restaurants de la place Moulay Hassan. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Réda Allali en mode farceur pendant le concert de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK


Mehdi Nassouli au neffar et Anouar Zehouani aux percussions. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Réda Allali derrière Adil Hanine, batteur de Hoba Hoba Spirit. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Saad Bouidi, le bassiste de Hoba Hoba Spirit, dérangé en pleine performance par Réda Allali. MOHAMED DRISSI KAMILI / LEDESK

Le concert de Hoba Hoba Spirit fût le seul où la voix du public, connaissant par cœur la moindre chanson du répertoire du groupe casaoui, a surpassé celle du chanteur. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Essaouira… ville de liberté où les amoureux ne sont pas dérangés. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Parce qu’une fois n’est pas assez, Mâlame Mokhtar Guinéa est remonté sur scène avec les enfants de Doudou N’diaye Rose, juste après la projection du film relatant le parcours de son frère, feu Mahmoud Guinéa. Ceci dit, le plat de résistance de la soirée était indéniablement le concert de Hamid Kasri.


Mâalem Mokhtar Guinéa pendant le concert en hommage à son frère, Mâalem Mahmoud Guinéa, disparu l’année dernière. DAVID RODRIGUES / LE DESK

Pas un centimètre carré de libre pour poser son pied, si déjà on arrive à accéder à la place Moulay Hassan en traversant les barrages de police et de forces auxiliaires. C’est qu’il faut le voir pour le croire : Mâalem Hamid Kasri est archi populaire. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Mâalem Hamid Kasri grattant son hajhouj.DAVID RODRIGUES / LE DESK

Le Mâalem au milieu de sa troupe. DAVID RODRIGUES / LEDESK

Les concerts de la scène Moulay Hassan se termine après 1 heure du matin, ce qui n’oblige pas pour autant les festivaliers à déserter la fameuse place. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Dimanche, dernier jour de festivité où il ne se passe pas grand chose à part le concert de clôture, est l’occasion pour les festivaliers d’occuper le reste de la ville, déjà envahie par les mouettes. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

La Sqala d’Essaouira. Une impression de déjà-vu ? C’est parce qu’elle a servi de lieu de tournage pour la série Game of Thrones. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Ceci dit, le bassin est encore assez profond pour une séance de plongée improvisée. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
La beauté de la Sqala est momentanément gâchée par la présence de pelles hydroliques sur le chantier avoisinant. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

Cette édition a démarré avec un hommage et s’est terminé par un autre, celui rendu à feu Tayeb Saddiki, enfant terrible d’Essaouira qui a été témoin de la naissance de groupes marocains mythiques, du calibre de Nass El Ghiwane, Lamchaheb et Jil Jilala. Il a été honoré par le fondateur de l’un de ces groupes, Mohamed Derhem, le temps d’un concert où Nabil Khalidi, Maâlem Mustapha Baqbou et Omar Sayed ont également été invités.


Mâalem Mustapha Baqbou lors du concert de clotûre. DAVID RODRIGUES / LE DESK

Un des danseurs de Mâlem Mustapha Baqbou en transe.DAVID RODRIGUES / LE DESK

Clap de fin, c’est fini ! Si Essaouira n’était pas connue pour ses félins, on aurait dit qu’il n’y avait plus un chat dans les parages après le concert de clôture. MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK

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Mohamed Drissi K. Photographie
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