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Maroc-RussieÀ Moscou, ce que se sont dit Bourita et Lavrov

16.10.2025 à 14 H 53 • Mis à jour le 16.10.2025 à 16 H 34 • Temps de lecture : 4 minutes
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Lors de la rencontre entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et son homologue russe Serguei Lavrov, le 16 octobre 2025 à Moscou.
Nasser Bourita a été reçu ce jeudi par Serguei Lavrov, chef de la diplomatie russe. Dutrant leur entretien, les deux responsables ont discuté de questions d'intérêt commun, dont le dossier du Sahara. Les détails

Relations bilatérales, questions d’intérêt commun et Sahara. Voici certaines des questions évoquées lors d’un entretien entre Nasser Bourita et Sergueï Lavrov, tenu ce jeudi 16 octobre à Moscou. Le ministre des Affaires étrangères marocain et son homologue russe ont tenu par la suite une conférence de presse, qui n’a pas été toutefois suivie d’une séance de questions-réponses.


« Les relations entre les deux pays reposent sur les accords conclus entre nos dirigeants, le président russe Vladimir Poutine et Sa Majesté le roi Mohammed VI du Maroc. Ces accords sont consacrés par la Déclaration de partenariat stratégique de 2002 et la Déclaration sur l’approfondissement du partenariat stratégique », a déclaré Sergueï Lavrov au début de sa brève intervention.


« Nous accordons une attention particulière aux négociations d'aujourd'hui, compte tenu de la situation internationale difficile, notamment les événements controversés qui se déroulent dans votre région : le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. La Fédération de Russie est prête à faciliter la résolution des problèmes dans ces régions du monde, en collaboration avec les autres États intéressés », a ajouté le chef de la diplomatie russe, qui a dit espérer une coordination continue au sein des forums internationaux, principalement au sein des Nations unies.


Plus prolixe, Nasser Bourita a ensuite dressé un historique contemporain des relations entre les deux pays. Des relations qui remontent au XVIIIe siècle, mais qui connaissent une nouvelle dynamique depuis 2002 à la faveur des deux visites du roi Mohammed VI à Moscou, a expliqué le ministre.


En 2026, cette nouvelle dynamique marquera son 10e anniversaire et, a-t-il poursuivi, tous les indicateurs sont au vert, avec la signature et l'entrée en vigueur de 16 conventions bilatérales dans plusieurs domaines, l'augmentation spectaculaire du nombre de touristes russes visitant le Maroc, ou encore le renforcement des liaisons aériennes entre les deux pays, notamment via l’ouverture prochaine d’une ligne Casablanca–Saint-Pétersbourg…


Cette évolution positive sera consolidée par la signature ce jeudi d’un mémorandum d’entente visant à institutionnaliser le dialogue bilatéral et à approfondir la coopération entre les deux pays, a ajouté le chef de la diplomatie marocaine, qui a invité son homologue russe à effectuer une visite officielle au Royaume dès l’année prochaine.


Sahara : oui au droit international, mais…

Répondant de manière implicite aux déclarations de son homologue russe, faites le 13 octobre au sujet du lien entre la résolution du conflit du Sahara et les principes onusiens du droit international, Nasser Bourita a expliqué que pour le Maroc « les solutions doivent être conformes au droit international (…), mais nous devons aussi nous accorder sur le fait que ces principes ne doivent pas être utilisés de manière à entraver la recherche de solutions ».


Adressant un message clair à la partie russe, il a affirmé qu’il était temps pour elle de prendre en considération la nouvelle dynamique que connaît le dossier du Sahara, avec le soutien grandissant à travers le monde à l’intégrité territoriale du Maroc et au plan d’autonomie proposé par Rabat. « Nous allons approfondir les discussions autour de ce sujet dans les jours à venir », a simplement conclu le chef de la diplomatie marocaine.


« Nous savons que le Maroc ne renonce pas au principe d’autodétermination et estime que celui-ci doit se concrétiser sous la forme d’une autonomie. Pour nous, une solution acceptable serait celle qui conviendrait à toutes les parties », avait déclaré Sergio Lavrov lors d'une rencontre en début de semaine avec des médias africains.


«  Les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU constituent aujourd’hui le seul cadre existant pour discuter du règlement », avait-il précisé, tout en laissant la porte entrouverte à une évolution de la position russe : « Si une nouvelle résolution est élaborée, établissant d’autres principes comme base d’un règlement, nous serons prêts à en discuter, pourvu qu’elle soit acceptable pour toutes les parties. »

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