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PolitiqueLe PPS présente son projet électoral et acte l’échec du front de gauche

11.07.2026 à 20 H 07 • Mis à jour le 11.07.2026 à 20 H 07 • Temps de lecture : 12 minutes
Par
Nabil Benabdallah, SG du PPS lors de la 8e session de son comité central.
À dix semaines des législatives du 23 septembre, le comité central du Parti du progrès et du socialisme a adopté samedi 11 juillet le rapport politique sur lequel il engagera la campagne. Le document instruit un réquisitoire chiffré contre le bilan de la coalition menée par le RNI et acte l'échec de l'union des forces de gauche avant le scrutin dont il impute la responsabilité, sans la nommer, à l'USFP

Le siège national du Parti du progrès et du socialisme (PPS) accueillait, samedi 11 juillet, la 8e session de son comité central, la première depuis le 20 décembre. L'instance y a entendu le rapport du bureau politique présenté par le secrétaire général, Mohamed Nabil Benabdallah, examiné les projets de candidatures, puis approuvé à l'unanimité l'ensemble des documents soumis. Le rapport place la campagne sous un mot d'ordre en darija  « نزعمو كاملين », « osons tous » et renvoie à la fin du mois d'août la publication du programme détaillé. C'est donc une architecture, non un chiffrage complet, que l'ancien parti communiste marocain livre à ce stade, dans un texte de 6 sections dont la logique est celle d'un parti d'opposition qui construit sa légitimité de gouvernement.


Un réquisitoire chiffré contre les comptes publics

Le cœur polémique du document tient dans sa troisième section, intitulée « Un gouvernement aux choix de classe défaillants ». Le PPS y aligne des indicateurs destinés à contester la présentation officielle des comptes. La dette publique, annoncée à 1 124 milliards de dirhams (MMDH) pour 2025, soit 67 % du produit intérieur brut (PIB), atteindrait en réalité 1 395 MMDH, soit 83 % du PIB, une fois intégrée l'ensemble de la dette publique garantie. Le déficit budgétaire affiché à 3,5 % s'établirait à 6 % si l'on neutralisait les « financements innovants ». Le déficit commercial est chiffré à 353 MMDH, en aggravation de 22,1 %.


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