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Panama PapersLes combines boursières du prince Moulay Ismaïl

25.07.2016 à 07 H 19 • Mis à jour le 29.07.2016 à 00 H 48 • Temps de lecture : 8 minutes
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ENQUÊTE. Le cousin du roi Mohammed VI et ses partenaires ont créé plus d’une trentaine de sociétés offshore aux Iles Vierges britanniques et au Panama. Objectif affiché : mener des opérations boursières au Maroc en bénéficiant des avantages réservés aux institutionnels étrangers. Un montage réalisé au moment de l’introduction en bourse de la CGI en juillet 2007.

La place casablancaise est en effervescence en ce début du mois de juillet 2007 : la Caisse de dépôts et de gestion s’apprête à introduire en bourse sa filiale immobilière CGI. L’opération, qui doit permettre de collecter plus de 3 milliards de dirhams, intervient dans une période faste pour la Bourse de Casablanca après les introductions réussies de Risma et Addoha, qui reflètent alors l’engouement des investisseurs pour les valeurs cotées.


Afin de se voir attribuer un maximum d’actions lors de la souscription, certains ont trouvé une combine, qui sera révélée plus tard par une enquête du gendarme boursier, le CDVM : souscrire à l’introduction en bourse à travers une multitude de fonds d’investissements créés à l’étranger spécialement pour l’occasion. Dans le cas de la CGI, le rapport 2010 de la cour des comptes mentionne l’exemple d’une personne physique étrangère « qui s’est vu attribuer, par le biais de 353 fonds différents détenus par cinq sociétés de gestion dont quatre d’entre elles créées en 2007, un nombre d’actions équivalent à près de 700 millions DH soit 40 % de l’ensemble de l’allocation réservée aux institutionnels  ».


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Par @CGuguen
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