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DiplomatieMohammed VI décline l’invitation de Abdallah II à participer au Sommet arabe de Amman

29.03.2017 à 11 H 09 • Mis à jour le 29.03.2017 à 11 H 49
Par Issam El Yadari
Le Maroc est représenté par Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, lors du sommet de la Ligue arabe qui se tient ce mercredi 29 mars en Jordanie après que le souverain ait finalement décidé de ne pas y participer, selon des sources de l’organisation citées par l’agence de presse espagnole EFE

Le Maroc est représenté par son ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar après que le roi Mohammed VI ait finalement décidé de ne pas participer au 28ème sommet de la Ligue arabe qui s’est ouvert à Amman en Jordanie, selon des sources diplomatiques de l’organisation citées par EFE.



Les sources n’ont pas précisé les raisons qui ont poussé le monarque à décider à la dernière minute de ne pas participer au sommet arabe après avoir été invité par le roi Abdallah II de Jordanie qui s’était déplacé personnellement à Rabat pour convier Mohammed VI au conclave. « Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Salaheddine Mezouar prend part à cette réunion au Sommet qui traitera de plusieurs questions d’actualité, notamment les derniers développements de la question palestinienne, l’initiative de paix arabe, les crises en Syrie, en Libye et au Yémen, la lutte contre le terrorisme, les questions des réfugiés, et les moyens de renforcer et de consolider les relations interarabes », a simplement indiqué la MAP.


Salaheddine Mezouar, avait il y a 48 heures salué « le climat positif et l’esprit d’entente qui marquent les travaux du 28ème Sommet arabe », qui s’est ouvert lundi à la Mer Morte à 55 kilomètres de la capitale jordanienne, au niveau des ministres des Affaires étrangères. « Ce climat positif témoigne d’une ferme volonté des différentes parties de faire de ce sommet un succès et d’émettre un ensemble de signaux à l’adresse des communautés arabe et internationale », avait souligné Mezouar dans une déclaration à la presse.


Et d’ajouter que « la participation de chefs d’Etat à la réunion au Sommet, qui se tiendra mercredi, est une preuve supplémentaire de la volonté des dirigeants arabes d’aller de l’avant dans l’action arabe commune et dans l’unification des rangs arabes »… .


Une décision de dernière minute ?

Des sources diplomatiques avaient en effet affirmé au Desk , ainsi qu’à d’autres médias, que le roi Mohammed VI avait accueilli « favorablement » la demande d’Abdallah II, laissant entrevoir une participation royale à ce forum après une absence de plus de douze ans. Une information confirmée par des sources diplomatiques jordaniennes à EFE qui ont rapporté que « l’une des raisons principales de la visite de Abdallah II au Maroc était d’inviter le roi Mohammed VI à Amman ».



Le dernier sommet arabe qui avait vu la participation de Mohammed VI a été celui de 2005 en Algérie. Le Maroc avait annulé la tenue du même sommet à Marrakech qui devait se tenir en avril 2016 en raison du peu d’« initiatives concrètes » prises. Rabat, par la voix de sa diplomatie avait critiqué cet événement qui adopte des résolutions « donnant une fausse impression d’unité et de solidarité entre les pays du monde arabe ».


En février 2016, sur instruction royale, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Salaheddine Mezouar, avait informé le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Nabil Al Arabi, de la décision du Maroc de céder son droit d’organiser une session ordinaire du Sommet arabe devant se tenir en avril de la même année à Marrakech. «  Le Sommet arabe ne peut être une fin en soi ou devenir une simple réunion de circonstance. Les conditions objectives pour garantir le succès d’un sommet arabe, à même de prendre des décisions à la hauteur de la situation et des aspirations des peuples arabes, ne sont pas réunies », avait souligné un communiqué du ministère relayé par la MAP. La Mauritanie avait alors remplacé le Maroc au pied levé dans des conditions quelque peu chaotiques.


En l’absence de plusieurs dirigeants arabes, le conclave de Nouakchott avait montré un manque de consensus pour adopter des décisions pertinentes sur les conflits en Syrie, en Libye et au Yémen.


A Amman séance d’ouverture est marquée par les allocutions du Président de la République islamique de Mauritanie, président du 27è sommet de la Ligue Arabe, Mohamed Ould Abdel Aziz, du souverain hachémite de Jordanie, le roi Abdallah II Ibn Al Hussein (président de l’actuel sommet), et celle du secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes, Ahmed Aboul Gheit.


Interviennent également lors de cette séance, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, la Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, le secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique, Youssouf bin Ahmed Al Othaimeen, et le président du Parlement arabe, Mishal bin Fahm Al-Soulami.


Les chefs d’Etat arabes présents à cette réunion prononceront également des allocutions dans le cadre de séances ouvertes, alors que des séances à huis-clos seront consacrées à l’examen et à l’adoption de l’ordre du jour, des projets de décisions, et de la déclaration d’Amman qui traitera de plusieurs questions d’ordre politique, diplomatique, sécuritaire, économique et social.

Par Issam El Yadari
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