Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
Newsroom

LégislativesAlgérie : le premier scrutin post-Toufik aux multiples enjeux

09.04.2017 à 14 H 30 • Mis à jour le 09.04.2017 à 14 H 30
Par
Démarrage ce dimanche 9 avril en Algérie de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai. Particularité : ce sont les premières de l’ère post-Toufik, l’ancien patron du DRS (service de renseignement militaire), limogé en septembre 2015. Sous son long règne, la fraude en faveur des partis au pouvoir était coutume

La campagne électorale pour les législatives du 4 mai a démarré ce dimanche 9 avril. La majorité des partis politiques participent à ce scrutin, qui se déroule dans un contexte particulier. En effet, c’est la première élection de l’ère post-Toufik, l’ancien patron du DRS, limogé en septembre 2015. Sous son long règne, les services de renseignements étaient souvent mis en cause dans la fraude en faveur des partis au pouvoir.


Le départ de Toufik n’est pas une garantie

Le pouvoir va-t-il abandonner ses vieilles habitudes et ne pas donner de consignes de vote aux militaires par exemple ? L’administration va-t-elle être neutre ? Le départ de Toufik et la modification officielle du fonctionnement du DRS ne peuvent être considérés comme une garantie suffisante pour la transparence des élections. On le sait : en Algérie, les mauvaises pratiques du pouvoir ne disparaissent pas avec les changements d’hommes. À deux ans des présidentielles de 2019, ces législatives constituent donc un sérieux test sur les intentions du pouvoir.


Le scrutin du 4 mai est également le premier depuis la révision constitutionnelle de février 2016. Le pouvoir, avec ses deux partis officiels (le FLN et le RND) et des formations qui lui sont acquises comme TAJ d’Amar Ghoul et le MPA de Amara Benyounes, semble à l’abri d’une surprise. La victoire de l’opposition, dispersée et affaiblie, parait peu probable.


Mais, au-delà du résultat qui ne semble faire aucun doute, c’est la crédibilité du scrutin qui va constituer le véritable enjeu. La prochaine assemblée et le futur gouvernement qui en seront issus auront à diriger un contexte de crise économique et politique très difficiles. Les députés de la future assemblée auront notamment à voter de nouvelles mesures impopulaires. Pour qu’elles puissent passer, ils devront jouir d’un minimum de crédit. L’ampleur de la fraude et le taux d’abstention seront déterminants.

Par
En partenariat avec TSA
Le Desk Newsroom