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Législatives françaisesLeïla Aïchi retirée de la liste des candidats de « la République en Marche »

17.05.2017 à 21 H 39 • Mis à jour le 17.05.2017 à 21 H 52
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La sénatrice avait été investie pour la 9e circonscription des Français de l’étranger (Afrique du Nord et de l’Ouest). Mais l’annonce de son investiture a provoqué un tollé au Maroc. Leïla Aïchi s’est en effet distinguée pour ses positions ouvertement favorables au Front Polisario dans le dossier du Sahara. Le lobbyisme marocain exigeant son retrait a eu finalement gain de cause

Emmanuel Macron vient-il de céder au premier coup de pression venu du Maroc ? Leila Aïchi, d’origine algérienne, a été retirée de la liste des candidats de « la République en Marche », mouvement du nouveau président français, aux prochaines législatives. Mais elle n’a pas été remplacée : le parti n’a pas indiqué le nom de son candidat pour la 9e circonscription de l’étranger.


La sénatrice avait été investie pour la 9e circonscription des Français de l’étranger (Afrique du Nord et de l’Ouest). Mais l’annonce de son investiture a provoqué un tollé au Maroc. Leïla Aïchi s’est en effet distinguée sur la question du Sahara occidental pour des positions jugées favorables au Front Polisario.


Lire aussi : Au Maroc, l’investiture par les macronistes de Leïla Aïchi, fervente alliée du Polisario, ne passe pas


En 2013, Leïla Aïchi a en effet lancé « un colloque sur le Sahara occidental » à Paris, parrainé par le Sénat français, durant lequel elle avait publiquement dénoncé « l’alignement systématique de la France sur la politique marocaine du Sahara, et ce malgré les graves violations des droits de l’Homme constatées par les ONG humanitaires ». Elle s’était également « alarmée de l’indifférence internationale quant au sort réservé au peuple sahraoui », affirmant que « le Sahara occidental et ses habitants subissent l’occupation marocaine depuis près de quarante ans ».


Lire aussi : Ereintée, la sénatrice Leïla Aïchi se justifie auprès de… Jack Lang


« Aujourd’hui, les Sahraouis sont privés du droit d’administrer leur propre terre. Prenons garde que, par désespoir, l’extrémisme ne l’emporte si aucune solution légitime n’est trouvée, et que le Sahara ne se transforme en un nouveau nord Mali », indiquait par ailleurs Leïla Aïchi en janvier 2013.


En réaction à l’annonce de son investiture, l’antenne marocaine de la « République en Marche ! » avait décidé de se désengager de l’élection législative. En France, le lobby marocain s’est mis en action. Il semble avoir gagné.

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