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Congrès socialisteDriss Lachgar quasiment assuré d’être reconduit à la tête de l’USFP

20.05.2017 à 07 H 53 • Mis à jour le 20.05.2017 à 07 H 55
Par Issam El Yadari
Dix membres contestataires du bureau politique de l’USFP, à leur tête Abdelkbir Tabih, réunis il y a deux semaines au Club des avocats, avaient désavoué le Premier secrétaire Driss Lachgar lors d’une conférence de presse. Tabih a notamment réclamé sans succès le report du congrès du parti

Les travaux du Xème congrès national de l’USFP ont débuté, hier, au complexe Moulay Rachid de la jeunesse et de l’enfance à Bouznika. A la veille de ce congrès, le complexe de Bouznika a abrité une rencontre qui a réuni les secrétaires des régions et des provinces avec les membres du bureau politique. A cette occasion, le premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, a tenu à rappeler “le rôle primordial joué par les secrétaires régionaux et provinciaux après la tenue du 9ème congrès dans la mesure où ils ont constitué un lien entre la direction du parti et sa base. Et que ce rôle leur incombe davantage aujourd’hui en vue de réussir l’étape du Xème congrès “ .


Dix membres contestataires du bureau politique de l’USFP, à leur tête Abdelkbir Tabih, réunis il y a deux semaines au Club des avocats, avaient désavoué le Premier secrétaire Driss Lachgar lors d’une conférence de presse. Tabih a notamment réclamé sans succès le report du  congrès du parti.


Le groupe, constitué notamment de Soufiane Khairat, Hasnae Abou Zaid et Wafaa Hajji, prévoit de former une plate-forme pour faire barrage au processus enclenché pour la tenue du congrès qui « sera un échec patent dans la série des déconfitures vécues depuis les communales de 2015 », avait-il lancé.


Lachgar accusé de césarisme

Pour eux, Lachgar est tenté par « une forme lente de césarisme en voulant s’approprier toutes les manettes institutionnelles du parti, de la nomination du Bureau politique à la mainmise sur le secrétariat général ». « Il s’est autoproclamé ordonnateur de la commission préparatoire alors que cette mission est généralement dévolue à un membre non listier », explique le groupe.


Les refuzniks voyaient aussi dans la suppression de la commission administrative chargée du contrôle du premier secrétaire et le « noyautage du Conseil national par Lachgar, doté de pouvoirs étendus », des « signes inquiétants annonçant le verrouillage du congrès », estiment-ils. Ils osent même la comparaison avec la tentative de Hamid Chabat à l’Istiqlal qui s’est soldée par un échec, de désigner à sa guise les représentants régionaux par un amendement statutaire du parti.


Les frondeurs comptaient obtenir l’appui des deux tiers de la commission administrative de l’USFP pour faire capoter le projet de Lachgar de se faire élire  « le recours à des voies judiciaires n’est pas exclu », affirment-ils.


Force est de constater que leur action n’a pas abouti. Selon toute vraissemblance, Lachgar sera reconduit à la tête du parti socialiste. Nombre de militants de la rose, désabusés, estiment aujourd’hui que l’action des réfractaires est venue trop tard, alors qu’ils ont été ses obligés depuis toujours et n’ont pas réagi lors de ses atermoiements lors des consultations pour la formation d’une coalition gouvernementale… 

Par Issam El Yadari
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