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PropagandeAl Hoceima : les « robots » de l’agit-prop de l’Etat de retour sur Twitter et WhatsApp

31.05.2017 à 16 H 44 • Mis à jour le 31.05.2017 à 16 H 44
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Créés en 2013 dans le sillage du DanielGate, des « bots » ont encore une fois, fait leur réapparition sur les réseaux sociaux, chargés depuis l’arrestation de Nasser Zafzafi d’attenter à la réputation du « hirak » en visant la crédibilité de ses leaders et partisans et en agitant le spectre de la "fitna" pour endiguer les manifestations

Ils avaient été réactivés au lendemain de la mort de Mouhcine Fikri ou pour relayer la communication officielle autour de la COP 22, mais s’étaient tous miraculeusement tus depuis. Les robots de la propagande ont repris du service après l’arrestation de Nasser Zafzafi et des autres activistes du hirak.


Comme d’habitude, et bien que non identifiés, ces robots mettent maladroitement en avant le risque de fitna qui guetterait le pays à chaque poussée de fièvre contestataire.


Ils se font appeler KKoulaa, Karimbachir1400, ou encore Jamaa307 et diffusent exactement les mêmes contenus, tous puisés de sites connus pour être proches de certains milieux sécuritaires, comme Telexpresse, spécialiste du dénigrement et de l’insulte par le fake news.


Le père de Zafzafi dans le collimateur des “bots” 

Thématique du jour : insister sur le fait que le père de Zafzafi, qui s’est illustré hier lors d’un grand rassemblement à Al Hoceima par son soutien au hirak , a été par le passé bénéficiaire d’un logement social octroyé par les Habous. Au même moment, Le360 publiait à son tour un article en tous points similaire, parlant de « largesses octroyées en 2010 », « preuve en images ».


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La dernière génération de « bots », née entre 2015 et 2017, a comme à l’accoutumée vite été repérée. Va-t-elle alors arrêter ses publications, jusqu’à effacer l’historique complet de certains comptes comme pour celle qui l’a précédée ?


Florilège de messages de propagande diffusés via WhatsApp


En parallèle à cette mobilisation des robots sur Twitter, de nombreux signalements ont été faits sur des chaines de messages anonymes via l’application WhatsApp. Leur spécialité : appeler à ne pas participer aux manifestations par crainte de provoquer une fitna, mettant en comparaison, la stabilité du Maroc avec le chaos syrien par exemple. Elles servent aussi à disséminer des photographies tendancieuses de certaines figures du hirak…

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Le Desk Newsroom