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DroitsUn rapport américain critique envers le Maroc sur la traite des êtres humains

28.06.2017 à 19 H 32 • Mis à jour le 28.06.2017 à 19 H 32
Par La rédaction
Dans son rapport rendu public le 27 juin, le département d’Etat américain fait un bilan critique de la situation de l’exploitation de certaines catégories de personnes au Maroc. Le royaume figure depuis trois ans, selon cette étude annuelle, parmi les pays qui ne respectent pas pleinement les normes minimales en la matière

Dans son rapport annuel sur la lutte contre la traite des êtres humains dans le monde, le département d’Etat américain place de nouveau le Maroc parmi les pays qui ne respectent pas pleinement les normes minimales de protection des victimes de ce fléau, malgré des efforts jugés « considérables ».


Le rapport cite dans ce sens la récente loi interdisant le trafic d’êtres humains et instituant une commission interministérielle anti-traite. Washington salue également la législation « limitant le travail domestique des enfants et en étendant les protections légales et les services sociaux aux migrants irréguliers ».


Il pointe en revanche des « efforts limités quant aux enquêtes et aux poursuites des crimes potentiels de trafic et n’évoque pas le repérage ou l’identification proactive des victimes de la traite, en particulier parmi les migrants en situation irrégulière, qui restent très vulnérables à la traite des êtres humains au Maroc. Le gouvernement n’a pas non plus fourni de services de protection spécialisée qui répondent spécifiquement aux besoins des victimes », relève Yabiladi, qui liste les cas signalés par le rapport américain pour lesquels des poursuites efficaces n’ont pas été menées : celui de certains réseaux de trafic de drogue, d’exploitation du travail des mineurs, celui des migrants vulnérables au trafic sexuel et au travail forcé, ou encore les cas des travailleuses originaires des Philippines ou d’Indonésie, recrutées comme travailleuses domestiques au Maroc.

Par La rédaction
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