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RéformeStatistiques publiques : l’indépendance du HCP gravée dans la loi, en plein débat sur les chiffres

04.07.2026 à 14 H 50 • Mis à jour le 04.07.2026 à 14 H 50 • Temps de lecture : 10 minutes
Par
Chakib Benmoussa, Haut-Commissaire au Plan
Le Conseil de gouvernement a adopté, le 2 juillet, deux projets de loi qui érigent le Haut-Commissariat au Plan en institution de gouvernance autonome et créent un régulateur constitutionnel de la statistique. Une refonte attendue depuis seize ans qui arrive au moment précis où les chiffres du HCP, sur l'emploi comme sur la croissance, font débat

Il aura fallu 16 ans pour transformer une injonction royale en texte de loi. Réuni le jeudi 2 juillet sous la présidence d'Aziz Akhannouch, le Conseil de gouvernement a adopté deux projets de loi jumeaux, le 046.26 sur le système statistique national et le 047.26 sur le Haut-Commissariat au Plan (HCP) qui remettent à plat l'architecture de la statistique publique marocaine. Les deux textes répondent à un appel formulé par le Roi Mohammed VI dès octobre 2010, à l'occasion de la Journée mondiale de la statistique, puis réitéré dans le discours d'ouverture du Parlement du 8 octobre 2021, qui réclamait une « refonte substantielle » du HCP.


Sur le papier, la réforme coche toutes les cases de la modernisation : indépendance professionnelle, neutralité, alignement sur les standards internationaux, création d'une instance de régulation. Mais elle intervient dans un climat particulier. Depuis le lancement, au premier trimestre 2026, de la nouvelle Enquête sur la main-d'œuvre (EMO2026), le HCP est au cœur d’un débat sur la fabrique de ses indicateurs. C'est cette tension, entre l'indépendance décrétée et la confiance à reconquérir, qui donne à la réforme tout son relief.


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