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Terminal GNL flottant de Nador West Med : l’appel à manifestation d’intérêt imminent

22.04.2025 à 09 H 16 • Mis à jour le 22.04.2025 à 20 H 25 • Temps de lecture : 3 minutes
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Le Maroc vient d’annoncer qu’il entamera très prochainement la procédure de passation pour la construction de son premier terminal de gaz naturel liquéfié (GNL), a déclaré la ministre de la Transition énergétique, Leila Benali, selon Reuters le 21 avril. L’infrastructure prendra la forme d’un terminal flottant (FSRU – Floating Storage and Regasification Unit), et sera implantée dans le port en eau profonde de Nador West Med, au nord du Royaume.


Le terminal prévu sera connecté au gazoduc Maghreb-Europe (GME), actuellement utilisé pour importer 0,5 milliard de mètres cubes de GNL par an depuis l’Espagne. Ce projet permettra également de relier le terminal aux zones industrielles de Kénitra et Mohammedia, renforçant ainsi l'approvisionnement en gaz de ces régions industrielles clés.


Cette initiative marque un tournant majeur dans la stratégie énergétique nationale. Depuis la fin du contrat gazier liant le Maroc à l’Algérie en 2021, Rabat s’est engagé dans une diversification rapide de ses sources d’approvisionnement, misant sur le GNL comme levier pour sécuriser ses besoins industriels et renforcer la résilience du système électrique.


Selon Reuters, le ministère de Benali finalise les termes d’un appel à manifestation d’intérêt qui sera lancé dans les prochains jours. L’objectif est d’attirer des opérateurs internationaux capables de concevoir, financer, construire et opérer cette unité flottante. Le choix d’un terminal FSRU, plus flexible et plus rapide à déployer qu’un terminal terrestre, s’inscrit dans une logique d’urgence, tout en restant évolutif à moyen terme.


Cette solution permettra également au Maroc de connecter progressivement son réseau national au marché mondial du gaz naturel liquéfié, via les infrastructures européennes — notamment espagnoles — en attendant le déploiement complet d’une logistique locale du GNL.


Le Desk rappelait en janvier que le projet de terminal GNL de Nador, initialement imaginé dès 2015 dans le cadre du plan Gas to Power, avait connu de nombreux reports et restructurations. D’abord prévu pour alimenter les futures centrales électriques à cycle combiné, le projet avait été ralenti par des choix budgétaires, des désaccords techniques et, surtout par des contraintes géopolitiques.


La relance du dossier s’inscrit dans un contexte de montée en puissance des capacités portuaires à Nador West Med, dont la première phase de développement est sur le point d’être achevée. Ce hub maritime ambitionne de devenir un point nodal pour les flux d’hydrocarbures et de conteneurs sur la façade méditerranéenne avec une capacité prévue de 3,5 millions de conteneurs.


Ce projet s'inscrit aussi dans le cadre plus large de la transition énergétique du Maroc, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 52 % de la capacité installée d'ici 2030, contre 45 % actuellement. L'ajout du terminal GNL contribuera à réduire la dépendance au charbon et à diversifier le mix énergétique du pays. ​

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