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Diplomatie
Des congressmen américains encouragent Washington à investir dans les provinces du Sud

29.08.2025 à 18 H 39 • Mis à jour le 29.08.2025 à 19 H 37 • Temps de lecture : 3 minutes
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Nasser Bourita s'est entretenu le 29 août à Rabat, avec une délégation de membres du Congrès des Etats-Unis d'Amérique, conduite par Michael Lawler. Crédit : MAE

En visite officielle à Rabat, une délégation de congressmen américains a réitéré, ce vendredi 29 août, la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Reçus par le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, les élus ont souligné la solidité du partenariat stratégique entre Rabat et Washington, tout en appelant à intensifier les investissements américains dans les provinces du Sud.


Mike Lawler, membre de la Chambre des représentants pour l’État de New York, élu républicain en 2022, s’est imposé au sein du Congrès comme l’un des défenseurs d’une politique étrangère axée sur la sécurité nationale et le soutien aux alliés stratégiques des États-Unis. Son intervention à Rabat a mis l’accent sur la continuité de la reconnaissance américaine du Sahara, entérinée en décembre 2020 par l’administration Trump et jamais remise en cause depuis. Lawler a insisté sur le fait que ce positionnement devait se traduire par une dynamique d’investissements concrets au Sahara, soulignant que cette région est appelée à devenir un pôle de développement économique et logistique. En rappelant que le Maroc fut le premier pays à reconnaître l’indépendance américaine en 1777, il a inscrit son plaidoyer dans la profondeur historique des relations bilatérales.


Ritchie Torres, représentant démocrate du Bronx, est l’un des jeunes visages montants du Congrès. Élu afro-latino de New York, il s’est distingué par son engagement sur les questions de droits civiques, mais aussi par son intérêt croissant pour les relations internationales. Favorable à un renforcement du partenariat avec le Maroc, il voit en Rabat un allié stable dans une région marquée par des tensions sécuritaires. À Rabat, Torres a qualifié le Royaume de « meilleur ami des États-Unis en Afrique du Nord », rappelant que la position américaine sur la souveraineté marocaine du Sahara avait été réaffirmée sous Donald Trump et demeure un socle de la coopération bilatérale.


Cette visite intervient dans un contexte où Washington encourage explicitement les entreprises américaines à accroître leur présence au Maroc, y compris dans les provinces du Sud. L’administration américaine avait multiplié les signaux en direction du secteur privé, en soulignant les avantages géostratégiques du Royaume – situé à la croisée de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique subsaharienne – et les opportunités offertes par les chantiers structurants engagés à Laâyoune et Dakhla.


L’International Development Finance Corporation (DFC), bras financier des États-Unis pour l’investissement à l’étranger, a d’ailleurs inscrit le Maroc parmi ses priorités, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures et de la logistique. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de Washington de consolider son partenariat historique avec Rabat, déjà solidement ancré dans la coopération sécuritaire et militaire, et de l’étendre désormais au domaine économique.

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