Le bloc notes de la rédaction
Il y a cent ans, Lyautey était évincé de « son » Protectorat
Un peu plus de quinze jours après que Paris ait acté sa démission, le Maréchal Lyautey, personnage principal du premier chapitre du Protectorat français au Maroc, foule une dernière fois le sol chérifien. Sur les quais du port de Casablanca, un impressionnant cortège accompagne le départ du désormais ex-Résident général à Rabat. Les honneurs militaires sont rendus à celui qui a été érigé au rang de Maréchal de France en février 1921 avant qu’il n'embarque à bord de l’Anfa, navire qui le fait traverser, une dernière fois – de son vivant – la Méditerranée.
Qualifiée de « triomphale et funèbre » par André Maurois, premier biographe de Lyautey (1931), la cérémonie est un épilogue que nul n'aurait pu imaginer quelques mois plus tôt. Mais entretemps, une terrible tempête dans le nord du Maroc avait tout emporté, y compris le supposé indéboulonnable maréchal.
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