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Culture

Casablanca accueille la 3ème édition de son festival international du cinéma indépendant

16.04.2024 à 13 H 17 • Mis à jour le 17.04.2024 à 17 H 41 • Temps de lecture : 5 minutes
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Aujourd’hui, lundi 15 avril, à l'American Arts Center, s'est tenue la conférence de presse annonçant la 3ème édition du Festival International du Cinéma Indépendant de Casablanca (FICIC), qui aura lieu du 19 au 25 avril. Ouverture au monde, colloques, ateliers et Master class, cette édition veut servir une seule cause : le cinéma indépendant. Un bon cru en perspective

Après le succès des deux premières éditions, le Festival International du Cinéma Indépendant de Casablanca (FICIC), présidé par le critique passionné de cinéma Hamadi Gueroum, revient du 19 au 25 avril avec une programmation riche qui ravira les cinéphiles, selon les organisateurs. Et, pour se démarquer encore davantage, le festival choisit des lieux prestigieux dans la ville blanche : l'American Arts Center, le Complexe Culturel Mohamed Zafzaf et l'Institut Français.


« Le FICIC est présenté comme une métaphore, agissant comme une force guidant les jeunes cinéastes vers les horizons du cinéma futur. Cette vision éclairée s'appuie sur le constat que les méthodes du passé sont désormais obsolètes, tandis que la légèreté virtuelle de l'époque actuelle offre de nouvelles perspectives créatives et techniques. Une question cruciale est posée : quelle forme prendra cette image cinématographique à venir, en particulier en ce qui concerne le Mares, et comment peut-elle transcender les frontières pour devenir universelle ? La quête de la beauté du cinéma indépendant s'intensifie alors, avec des interrogations sur son incarnation dans le regard du spectateur, dans la substance même du film, ou dans l'interaction complexe entre ces deux éléments. Ainsi, la singularité du FICIC se dessine, affirmant qu'il s'agit non seulement d'un festival de cinéma indépendant, mais d'un festival juste. Enfin, le festival rend hommage à deux grands cinéastes, Saad Chraibi et Leos Carax  », lit-on dans le mot du président Hamadi Gueroum.


Le FICIC se démarque des autres festivals par sa programmation audacieuse et son engagement en faveur du cinéma indépendant. Cette année, le festival mettra l'accent sur les films du monde entier, avec une sélection de longs métrages d'Allemagne, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, de Géorgie, de Jordanie, de Norvège, de Russie, d'Arabie saoudite, du Qatar, des Émirats arabes unis et de France.


Une odyssée cinématographique

Le FICIC qui, en trois ans, a atteint les rivages de la maturité, ne déroge pas à son principe vivifiant : former un espace de dialogue, d'échange et d'ouverture. Rien n'est plus efficace pour s'imprégner des cultures éloignées et briser les barrières existantes que de découvrir leurs cinématographies. La manifestation proposera une multitude de choix aux festivaliers, leur offrant généreusement un voyage à travers les longs métrages du monde. Ainsi, parmi les incontournables, nous retrouvons des films tels que « Gondola » de Veit Helmer (Allemagne-Géorgie), « Excursion » de Una Gunjak (Bosnie-Herzégovine, Croatie, Norvège, Serbie), « October Vacation » de Roman Mikhailov (Russie), « Three » de Nayla Al Khaja (Émirats arabes unis), « Inchallah un fils » d’Amjad Al Rasheed (Jordanie, France, Arabie Saoudite, Qatar), « Les meutes » de Kamal Lazraq (Maroc, France, Belgique), « Winners » de Hassan Nazer (Iran, Angleterre), « Le namessime » de Xavier Bélony Mussel (France), « The Town » d’Ali Hazrati (Iran) et « Terre de femmes » de Marsia Vallone (Italie), promettant ainsi la découverte de continents, de peuples et d'imaginaires particulièrement attrayants.


Le réalisateur Nour-Eddine Lakhmari, président du jury de la compétition des longs métrages. Crédit : Le Desk.


Cette année, le festival se distingue également par un focus sur le court métrage, avec une sélection importante de dix-neuf productions : « Dammi » de Yann Mounir Demange (France), « Keep » de Lewis Rose (France/Royaume-Uni), « L'ombre de mon père » de Sara Rkha (Maroc), « Fár » de Gunnur Martinsdóttir Schlüter (Islande), « Acteur à vendre » de Hamza Boumahraz (Maroc), « Ativio » de Juliette Boucheny (France-Togo), « Hamster » de Fatima Nofely (France-Iran), « Boussa » d’Azzedine Kasri (France-Algérie), « 4000 voices » de Kwaish Sajjad (Irak), « Echoes in ephemeral light » de Zakaria Dinia (Maroc), « Red » de Gameela Wefy (Égypte), « Closer » d’Auguste Gerikaite (Lituanie), « Ayyur » de Zineb Wakrim (Maroc), « How To be human being » de Jare Janaviciute (Lituanie), « On purpose » d’Adas Burksaitis (Lituanie), « Cieplo / Warmth » de Klaudia Fortuiak (Pologne), « Dobry Chlopak/ Good guy » de Mikolaj Piszczan (Pologne) et « Garstka Ziemi / Handful of dirt » d’Izabela Zubrycka (Pologne). Les amateurs de court métrage seront ravis, tandis que les sceptiques auraient tout intérêt à se laisser tenter.


Rita El Quessar (à droite), membre du jury de la compétition des courts métrages, présentera son documentaire « Skat Haraka » lors du 3ème FICIC. Crédit : Le Desk.


Pas moins de 33 films seront présentés dans différentes sections (entre longs et courts métrages). Parmi les documentaires, on retrouve « Bye Bye Tibériade » de Lina Soualem (France), « Casablanca » d’Adriano Valerio (Italie-France), « Années en parenthèses » de Hejer Charf (Canada), « Skat haraka » de Ghita El Qessar (Maroc), « Danser sur un volcan » de Cyril Aris (Liban-Allemagne) et « Le pont neuf des amants » de Laurent Canches (France).


Le jury de cette édition sera présidé par le réalisateur et scénariste, Nour-Eddine Lakhmari, reconnu pour sa contribution distinctive au cinéma marocain. Accompagné du japonais Yamada Isao, de l’Égyptien Kamal Abdelaziz, de l’Ukrainienne Olena Yershowa et d'Amer Salmeen des Émirats arabes unis, ce jury apportera une expertise variée pour évaluer et récompenser les meilleurs longs métrages. Par ailleurs, l’Hongrois György Palos, en compagnie du Français Philippe Elusse et de la Marocaine Rita El Quessar, apporteront leur regard international sur le court métrage.


Exploration artistique

Le FICIC va au-delà d'être simplement un festival de films. C'est également un espace de dialogue et d'échange sur le cinéma indépendant. Au cours de la semaine, plusieurs colloques, ateliers et master classes seront organisés, permettant aux professionnels et aux amateurs de cinéma de se rencontrer et de partager leurs expériences.


Ces événements incluront la participation de Saad Chraïbi pour discuter de la relation entre poésie et politique, de Daoud Aoulad Syad sur l'art du cadrage, et de Kamal Abdelaziz sur l'importance de la lumière dans le cinéma. De plus, Anna Pachnicka, une productrice renommée connue pour ses réalisations telles que « Milosc » (2012), « Masz na imie Justine » (2005) et « Aleja gówniarzy » (2007), partagera également son expérience artistique. Une « leçon de cinéma » sera dispensée par Leos Carax, animée par Ismail Iraki, tandis qu'un zoom sur le cinéma indépendant sera proposé avec la participation de Bahaa Trabelsi, Manuel Sanchez, Philippe Elusse, Hicham Lasri et Gyorgy Palos. De surcroit, une exposition photographique intitulée « Souirti moulana » de Daoud Aoulad Syad sera présentée à l'American Arts Center. Des moments de bonheur attendent les participants à cette édition qui s'annonce exceptionnelle.


  • Les courts métrages seront projetés à l'American Arts Center, tandis que les longs métrages seront projetés en partie au Complexe Culturel Mohamed Zafzaf (à l'exception de « Les amants du pont neuf (France) » et « Holy motors (France) » de Leos Carax, « La dormeuse duval (France) de Manuel Sanchez, ainsi que « Le Naméssime (France) » de Xavier Bélony qui seront projetés à l'Institut français de Casablanca).

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