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Le bloc notes de la rédaction

Concert

Festival de Fès des Musiques Sacrées : Chants du monde, écho de l’âme

29.05.2024 à 07 H 08 • Mis à jour le 29.05.2024 à 13 H 05 • Temps de lecture : 5 minutes
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Le Festival de Fès nous invite, jusqu’au 1er juin, à la découverte des traditions musicales sacrées du monde, favorisant le dialogue interculturel et la réflexion sur le sacré

Fès, ville millénaire et creuset de spiritualité, offre un cadre exceptionnel pour le Festival des musiques sacrées du monde. Fondé en 1994 à l'initiative de Faouzi Skali, anthropologue et fervent défenseur du dialogue interculturel, ce festival est devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques sacrées et de traditions spirituelles du monde entier.


Maisé Marquez, rayonnante au Festival de Fès, lors de la création « Zyriab ou la cinquième corde », qui a donné le coup d'envoi de cette 27ème édition le 24 mai. Crédit : Dina Rim Chami.


Au-delà de la simple performance musicale, le festival invite à un voyage introspectif et à une réflexion sur le sens du sacré. Chaque concert est une occasion de découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles formes d'expression de la foi, favorisant ainsi le dialogue interreligieux et le respect mutuel.


Elle danse avec les anges, dans un ballet de lumière et d'amour. Crédit : Dina Rim Chami.


Un week-end riche en émotions musicales

Le week-end dernier a été marqué par des performances d'une richesse exceptionnelle, tant sur le plan émotionnel que musical.


Chœur féminin des Pays d’Oc sous la direction de Manu Théron. Crédit : Omar Chennafi / Courtesy : Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde


Le 25 mai, le Chœur féminin des pays d'Oc a ouvert les festivités avec une interprétation poignante de la « Cantilène de Sancta Maria Magdalena de Marseille », rendant hommage à cette figure emblématique du christianisme.


Sami Yusuf, un virtuose qui mêle les traditions musicales orientales et occidentales. Crédit : Dina Rim Chami.


Le concert de Sami Yusuf à Bab Al Makina a été un des moments forts du festival. Cet artiste britannique, adulé par un public international, a envoûté les spectateurs avec sa musique fusion unique, mêlant influences orientales et occidentales. Sa performance grandiose, alternant entre des moments de méditation profonde et des envolées mystiques, a transporté le public dans un voyage transcendant.


Rituels de guérison avec Naïssam Jalal. Crédit : Omar Chennafi / Courtesy : Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde


Le dimanche 26 mai a été marqué par deux concerts exceptionnels. En début d'après-midi, Naïssam Jalal, flûtiste, compositrice et chanteuse d'origine syrienne, a proposé un voyage sonore apaisant avec son concert « Healing rituals ». Accompagnée de l'ensemble Ghasbas, elle a offert une expérience musicale à la fois douce et puissante, mêlant mélodies envoûtantes et rythmes ancestraux.


Création Yatra – Safar : Des palais du Rajasthan aux portes de l’Andalousie. Crédit : Omar Chennafi / Courtesy : Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde


En soirée, le public a pu assister à « Yatra-Safar », une création inédite réunissant sur scène un ensemble exceptionnel de musiciens aux origines variées. Cette rencontre musicale extraordinaire a donné naissance à une symphonie multiculturelle, où les mélodies orientales et occidentales se côtoyaient dans une parfaite harmonie.


Rythmes soufis, ouverture, tolérance et amour : la recette exceptionnelle de la Tariqa Squaliya. Crédit : Dina Rim Chami.


Le festival s'est clôturé en beauté avec la Nuit Soufie de la Tariqa Saqualiya au Jardin Jnan Sbil. Les rythmes envoûtants et les chants spirituels de cette confrérie soufie ont transporté le public dans un univers de transe et de dévotion, offrant un moment de communion et de partage inoubliable.


Le Festival des musiques sacrées de Fès est bien plus qu'un simple festival de musique. C'est une invitation au voyage, à la découverte de soi et à la rencontre de l'autre. Un rendez-vous qui célèbre la richesse des traditions spirituelles du monde et nous invite à réfléchir sur le sens du sacré dans nos vies.


Une symphonie de l'esprit et de l'âme

Au cœur du Festival des musiques sacrées de Fès résonne une mélodie unique, tissée de la substance la plus immatérielle, la plus éthérée et la plus pure : le son. Cette matière première des arts s'insinue dans notre être intime, touchant notre âme et révélant ses aspirations les plus secrètes.


Si les œuvres de Bach et de Mozart élèvent notre esprit vers des sommets de beauté et de spiritualité, d'autres musiques, judicieusement qualifiées de « sacrées », nous invitent à un voyage introspectif, à une méditation profonde. Elles éveillent en nous un désir ineffable de retour à un état paradisiaque, une quête de l'harmonie originelle. Et quelle meilleure façon de dévoiler l'âme d'un peuple que par le langage universel de la musique ? En effet, celle-ci possède un pouvoir unique de toucher directement le cœur et l'esprit, transcendant les barrières linguistiques et culturelles.


Le Festival de Fès offre ainsi une expérience musicale d'une richesse inouïe, un voyage à travers les traditions spirituelles du monde entier. Chaque note, chaque mélodie nous transporte vers des cultures lointaines, nous faisant découvrir la diversité des expressions de la foi et de la spiritualité.


Autant de raisons de ne pas manquer les prochaines soirées de ce festival car, une fois encore, les absent.e.s ont toujours tort. On y retrouvera : l'art de la flûte carnatic avec J.A. Jayanth, flûte bansuri et Ramesh Kishore, mridangam (28 mai), la Tariqa Tijaniya (28 mai), les Harmoniques du Ciel avec Wang Li et Wu Wei (29 mai), Scuola Cantorum Basilensis  (29 mai), la Tariqa Aissaouiya (29 mai), Racines musicales galiciennes (30 mai), Stabat Mater de Giovanni Battista Pergolesi par Young Musicians European Orchestra (30 mai), Duoud et Mahmoud Goma Tribu (30 mai), Treibhorn (31 mai), Asif Ali Khan, Maître de Qawwali (31 mai), Vicente Amigo (31 mai), Romances - Accademia del Piacere et l'Artean Ensemble (1er juin), et enfin le Gospel Philharmonic Experience avec Kim Burrell &  l'Ensemble Orchestral Contemporain (1er juin).


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