Le bloc notes de la rédaction
Jeff Koehler remet en lumière le Matisse du Maroc
À l’hiver 1912, Henri Matisse, alors âgé de 42 ans et en quête d’un nouveau souffle, traverse une période de doute. Après avoir été l’un des chefs de file du fauvisme en 1905, il n’est plus à la mode aux yeux de l’avant-garde parisienne. Ses soutiens de la première heure, comme Gertrude et Leo Stein, ont cessé d’acheter ses œuvres et se tournent désormais vers Picasso. Face à la montée du cubisme, Matisse peine à exposer et à se faire reconnaître.
C’est presque sur un coup de tête qu’il décide de partir à Tanger. Déjà fasciné par l’art islamique, il découvre dans la ville du Détroit un environnement où cette esthétique nourrit le quotidien. Malgré sa mélancolie, ce premier séjour est si fécond qu’il y revient l’hiver suivant. Cette seconde immersion marocaine marque un tournant majeur dans son œuvre.
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