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Comment le durcissement du contrôle reconfigure les schémas migratoires depuis le Maroc

14.06.2024 à 00 H 44 • Mis à jour le 14.06.2024 à 11 H 02 • Temps de lecture : 9 minutes
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L’impact du resserrement sécuritaire sur les points de passage entre le Maroc et les enclaves de Ceuta et Melilla a été palpable en termes de réduction de la migration irrégulière. Cela n’a toutefois pas découragé les réseaux d’immigration illégale qui ont vite réadapté leurs modus operandi

Une chute de 75 %. Voici un chiffre qui en dit beaucoup des efforts sécuritaires déployés par les autorités marocaines pour faire face à l’immigration illégale par voie terrestre entre le nord du Maroc et les enclaves de Ceuta et de Melilla. Selon le rapport intitulé « Écosystèmes de traite et de trafic d'êtres humains - Afrique du Nord et Sahel », récemment publié par l'Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC), les flux des migrants marocains sur cette voie nordique ont connu « une chute spectaculaire » en 2023. En effet, seulement 467 arrivées ont été enregistrées du 1er janvier au 31 décembre, contre en 1 868 entrées illicites en 2022.


Le nombre de migrants d’autres nationalités ayant emprunté cette route a à son tour suivi la même tendance baissière. « Cette baisse était principalement due à des opérations de sécurité renforcées autour des enclaves par les forces espagnoles et marocaines », explique la même source, soulignant que « selon les personnes interrogées au Maroc, les autorités ont renforcé les points de contrôle aux entrées des villes du nord près de Ceuta ou Melilla, en particulier à Nador, pour empêcher les migrants de s'approcher. Ces contrôles ont largement réussi à empêcher les groupes de migrants de se rassembler près des enclaves ».

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Le Desk Datadesk