Le Groupe OCP vient de franchir une étape décisive dans sa stratégie de durabilité industrielle. En ce mois de juillet, le leader mondial du phosphate a annoncé avoir atteint l’autonomie hydrique de l’ensemble de ses sites miniers et industriels, et ce, deux ans avant l’échéance initialement prévue. Ce résultat s’appuie sur la mise en service du pipeline Jorf Lasfar-Khouribga (J2K) et sur le raccordement du site de Gantour (Benguerir-Youssoufia) à la station d’épuration de Marrakech. Désormais, 100 % des besoins en eau du groupe sont couverts par des ressources non conventionnelles, entre eau de mer dessalée, eaux usées traitées et circuits de transfert hydrauliques optimisés.
Ce jalon intervient dans le cadre du Plan d’investissement vert 2023-2027, doté d’une enveloppe de 13 milliards de dollars, orientée vers la transition énergétique, la décarbonation et l’autonomie hydrique. L’eau y occupe une place centrale avec l’objectif de produire 610 millions de mètres cubes (Mm3) d’eau non conventionnelle par an d’ici 2027. « Notre stratégie a évolué d’une logique de neutralité sur l’eau à une stratégie d’impact positif, de water positivity », affirme Hanane Mourchid, directrice du développement durable et de l’innovation du Groupe OCP. Avec deux ans d’avance, ce dernier démontre la viabilité technique, économique et environnementale d’un modèle industriel circulaire, pensé à l’échelle du territoire.
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