L'économie marocaine a progressé de 5 % en glissement annuel au premier trimestre (T1) 2026, contre 4,1 % au quatrième trimestre 2025, un chiffre que le Haut-Commissariat au Plan (HCP) et les autorités se sont empressés de saluer comme le signe d'un redémarrage vigoureux en début d'année. Le constat n'est pas faux. Il est simplement incomplet.
Une fois débarrassé de l'optique du glissement annuel, le tableau devient moins rassurant. La croissance séquentielle, ce rythme trimestriel que les économistes scrutent pour repérer les points de retournement, n'a été que de 0,5 % au T1, contre 1,3 % au T4. Autrement dit, l'économie progressait à moins de la moitié du rythme des trois mois précédents, et ce avant même que les prix des carburants ne soient relevés à deux reprises en mars, dans le sillage de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran lancée le 28 février.
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