Il y a une dizaine d’années, Wikileaks révélait un rapport confidentiel daté de 2008 rédigé par Thomas Riley, l’ex-ambassadeur américain à Rabat qui s’inquiétait de l’état de vétusté de l’armée chérifienne. Depuis, le Royaume fait partie des pays qui consacrent le plus d’effort budgétaire à leur armement, chaque année environ 15 à 20 % du budget de l’Etat. De 900 millions de dollars en 1999, celui-ci a bondi à 12 milliards de dollars.
La course à l’armement imposée par des raisons d’équilibre géostratégique maghrébin avec Alger pousse à toujours plus de décaissements. Un chapelet de grosses commandes d’armement a été passé ces dernières années, conséquence de cette rivalité, mais aussi pour préserver la suprématie des Forces armées royales (FAR) sur le territoire du Sahara occidental, qui connait depuis fin 2020 un regain d’hostilités avec les séparatistes du Front Polisario.
Avec des équipements de plus en en plus sophistiqués et dans une logique de diversification des sources d’approvisionnement (Etats-Unis, France, Espagne, Allemagne, Chine, Israël etc.), les Forces armées royales (FAR) occupent actuellement le 61e rang parmi les 145 pays répertoriés dans le dernier classement annuel établi par le Global Firepower (GFP), un portail spécialisé dédié à l'évaluation des capacités militaires des pays.
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