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n°941.CAN 2023 : service minimum pour les Lions de l’Atlas

25.01.2024 à 12 H 56 • Mis à jour le 25.01.2024 à 12 H 56 • Temps de lecture : 4 minutes
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L’équipe du Maroc a rempli son contrat pour cette phase de poule. En s’imposant difficilement 1-0 face à la Zambie, elle se qualifie pour le tour prochain et entraîne dans son sillage la Côte d’Ivoire qui se remet à espérer

C’est désormais une évidence  Il y a clairement deux équipes nationales marocaines distinctes qui bataillent ferme dans cette Coupe d’Afrique des Nations en Côte d’Ivoire. L’une, conquérante, entreprenante et gestionnaire. L’autre, timorée, maladroite et qui semble subir les événements. L’une joue les premières mi-temps de matchs. L’autre, les seconds actes. L’une nous électrise. L’autre nous file des tachycardies.


Le match contre la Zambie en a, une fois encore, été la parfaite démonstration : une rencontre démarrée sur les chapeaux de roue, avec une équipe bien en place dans ce schéma en 4-1-4-1 désormais connu de tous, qui a pris son adversaire à la gorge et l’a acculé dans ses 20 derniers mètres.


Mais comme d’habitude dans cette phase de poule, le Maroc monopolise le cuir, combine bien au milieu, se crée des situations, mais peine à conclure. Le tout, sous les yeux d’un Hoalid Regragui, confortablement calé dans sa loge VIP à purger sa suspension de quatre matchs fermes dont deux avec sursis (suite à sa prise de bec que le congolais Chancel Mbemba), et qui avait décidé, pour ce match, de laisser reposer quelques cadres sous la menace d’une suspension pour les 8èmes en cas de carton jaune.


Les tribunes pour Saiss, Chibi, Amellah et En-Nesyri peu inspiré en début de CAN : derrière, les suppléants Yunis Abdelhamid et Attiat-Allah font le job, tout comme Saibari au milieu et El Kaâbi devant. Le défenseur de Reims, droitier positionné pourtant à gauche de la défense est solide sur ses appuis. Avec Attiat-Allah, nous avons enfin un latéral gauche qui joue sur son bon pied, et Saibari a ce tropisme offensif qui manque à Selim Amellah. Tout comme manquera longtemps ce but qui viendra délivrer cette sélection qui joue plutôt bien, varie beaucoup les rythmes et surtout, équilibre son animation offensive en attaquant aussi bien sur la droite (côté de prédilection) que sur la gauche par un Boufal remuant mais souvent brouillon.


Un Ziyech indispensable

Il faudra attendre la 37ème minute et cet énième renversement d’aile de ce dernier, parfaitement remisé par Hakimi en première intention dans la boîte, pour que Ziyech délivre enfin tout un peuple. Avec la question lancinante qui viendra derrière : Regragui va-t-il faire du Regragui en gérant cette avance sans risquer de se découvrir, et surtout, cette équipe du Maroc parviendra-t-elle à tenir ce rythme en seconde mi-temps ?


La réponse à la première est non, tant les joueurs maintiennent leurs velléités offensives et se créent même une belle occasion par El Kaâbi à la 40ème de la tête, sur laquelle le gardien zambien peut briller.La réponse à la seconde est également non, tant, physiquement, cette équipe du Maroc s’est peu à peu écroulée dès son retour des vestiaires. Entre temps, Amine Adli a remplacé Ziyech victime d’une gêne musculaire apparemment sans gravité. Et les Zambiens ont commencé à croire en leur chance.


Saibari court beaucoup moins et oblige Amrabat à couvrir davantage de surface au milieu, perdant en lucidité au moment de relancer proprement. Ce qui offre des ballons bêtement perdus et dangereux pour des Zambiens qui cadrent rarement leurs frappes. L’alignement défensif d’Abdelhamid et Nayef Aguerd devient plus aléatoire et les ballons commencent à pleuvoir dans leur dos. Et l’animation offensive manque cruellement d’un Ziyech, le jeu penchant davantage à gauche vers Boufal qui tricote beaucoup avant de perdre énormément de ballon.


Richardson, la bonne surprise

Pour rééquilibrer tout ça, Richardson remplace un Saibari épuisé, et fait l’une des plus belles entrées de cette CAN côté marocain. Longiligne, physique et propre dans la relance, son association dans un double pivot avec Amrabat pourra être une solution supplémentaire pour Regragui dans les matchs où l’on sera dominés au milieu.


El Khannous, Tissoudali, et Ezzelzouli suppléent Ounahi, El Kaâbi et Boufal mais sans réelle valeur ajoutée, notamment le jeune joueur du Bétis Séville qui va encore une fois bouffer la feuille de match sur une action similaire à celle contre la Tanzanie : un-contre-un réussi sur une feinte de frappe crochet du droit, puis frappe du gauche complètement enlevée : que ce soit en Coupe du Monde ou dans cette CAN, Ezzelzouli peine à convaincre en sélection.

Fort heureusement, derrière, les Zambiens sont bien trop maladroits dans la finition pour nous inquiéter. Et même quand ils cadrent une belle frappe, comme Emmanuel Banda à la 87ème, Bonou sort des claquettes de grand soir qui rappellent son statut de gardien dans le Top 5 mondial actuel.


Au final, le Maroc fait le taf à minima, finit premier de son groupe sans avoir trop forcé, mais devra élever son niveau de jeu et surtout soigner sa finition dès le tour prochain face à des Sud-africains à priori prenables.

Et surtout, restera le seul avec le Sénégal, à avoir tenu son rang, quand des favoris ont peiné jusque-là pour exister.

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