Connectez-vous

ou

Abonnez-vous !
60 DH

1 mois
Découvrir les offres
En continu

Nations Unies
Affaire Bouachrine: le groupe de travail affilié à l’ONU clarifie sa position

13.06.2019 à 06 H 19 • Mis à jour le 13.06.2019 à 06 H 19
Par La rédaction

Dans une correspondance adressée aux présumées victimes de l’ancien patron d’ Akhbar Al Yaoum, Taoufik Bouachrine, le Groupe de travail sur la détention arbitraire affilié à l’ONU clarifie sa position. Publiée sur les réseaux sociaux, la lettre remercie tout d’abord les présumées victimes d’avoir pris l’initiative de s’adresser au groupe pour lui « exposer sa douleur à la prise de connaissance du dernier avis du groupe et de l’interprétation selon laquelle il aurait été perçu comme innocentant Taoufik Bouachrine ».


Tout en compatissant avec les plaignantes de l’affaire de Bouachrine, le groupe de travail précise que son dernier avis n’innocente en aucune manière le journaliste condamné pour traite d’êtres humains et agressions sexuelles. Le groupe rappelle que son travail consiste essentiellement en l’étude des conditions d’incarcérations et de condamnation de Bouachrine ainsi que des différentes procédures entourant le procès de l’ancien directeur de publication d’ Akhbar Al Yaoum. Celles-ci ayant été violées par le parquet et le juge en charge de l’affaire, selon la défense de Bouachrine.


Dans sa lettre, le groupe de travail précise qu’il ne se prononce pas sur « la culpabilité ou sur l’innocence d’une personne mais tranchait les questions relatives aux violations potentielles de certains droits de cette personne ».


Cette précision du groupe du travail intervient à un moment où son dernier rapport avait été sujet à différentes critiques de la part des avocats de la partie civile. Plusieurs de leurs critiques étaient portées à l’encontre de la méthodologie adoptée, remettant en question les informations dont disposerait l’organe onusien. À cet organe, on reproche d’avoir pris en considération des avis d’avocats, comme celui d’Abdelaziz Nouidi, avocat de Bouachrine mais aussi observateur auprès du groupe de travail en question…  Un conflit d’intérêts dénoncé par la partie civile.

Par La rédaction
Le Desk En continu