DistinctionAfrican Banker Awards : Nadia Fettah désignée meilleure ministre des Finances de l’année
La ministre de l'Économie et des Finances, Nadia Fettah, a été désignée, mercredi soir à Abidjan, meilleure ministre des Finances de l'année, lors de l'édition 2025 des trophées African Banker.
Ce trophée du « Ministre des Finances de l'année » a été décerné à Mme Fettah lors d'une cérémonie, tenue en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), pour les politiques macroéconomiques prudentes mises en œuvre et les réformes engagées afin de créer un climat propice à l'investissement.
Le Maroc s'est toujours attaché à aligner ses priorités nationales de développement avec les grandes orientations africaines, a affirmé à la réception de cette distinction, Nadia Fettah.
« Sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, le Maroc, en tant que pays africain, s'est toujours attaché à aligner ses priorités nationales de développement avec les grandes orientations régionales, à l'instar de l'Agenda 2063 de l'Union Africaine et du programme ‘High 5’ de la Banque africaine de développement (BAD) », a dit Mme Fettah dans une interview accordée à la MAP, en marge des Assemblées annuelles de la Banque qui se tiennent jusqu'au 30 mai à Abidjan.
Dans le même esprit, et en sa qualité de membre de la Banque, le Royaume a pris une part active à l'élaboration de la nouvelle stratégie décennale de la BAD, adoptée par son Conseil d'administration en mai de l'année dernière, a fait savoir la ministre, ajoutant que cette stratégie vise à accélérer l'intégration et la transformation économique du continent dans un cadre de durabilité et d'inclusion.
Selon elle, l'Afrique connaît aujourd'hui une dynamique d'émergence économique marquée par une croissance soutenue, une augmentation notable des investissements directs étrangers, un essor significatif des technologies numériques, ainsi qu'une urbanisation rapide.
« Toutefois, malgré les avancées observées, l'Afrique est aujourd'hui confrontée à l'impératif d’amplifier et de consolider sa trajectoire de développement », a relevé Mme Fettah, estimant que cela suppose de mobiliser pleinement ses potentialités tout en répondant aux défis persistants dans des secteurs structurants tels que l'éducation, la santé, l'environnement, les infrastructures ou encore la gouvernance.
La ministre a noté que la réalisation de ces chantiers prioritaires nécessite des ressources financières considérables, qu'il ne serait possible de mobiliser par les seules ressources publiques, insistant sur le rôle du secteur privé qui devient de plus en plus important dans l'atteinte des objectifs de développement des pays africains.
Et de poursuivre : « Les Banques multilatérales de développement (BMD), dont la BAD, sont appelées, pour leur part, à jouer un rôle central dans l’amélioration de l’accès des pays en développement au financement du développement à un coût abordable ».
Revenant sur le thème de cette édition des Assemblées annuelles de la BAD, portant sur la valorisation du capital de l'Afrique, Mme Fettah a indiqué que la transformation structurelle de l'Afrique nécessite des mesures stratégiques pour améliorer la rentabilité du capital du continent (capital humain, naturel, financier et commercial) qui offre une multitude d'opportunités économiques pour les pays africains.
« Pour que l'Afrique puisse exploiter au mieux son potentiel de développement et tirer le meilleur parti de son riche capital, il est primordial de se focaliser sur la mobilisation du capital humain qui constitue sans doute l'un des leviers les plus déterminants pour accélérer le développement durable du continent », a-t-elle expliqué.
La ministre a également mis l'accent sur l'impératif de renforcer massivement l'investissement dans l'éducation, la formation professionnelle, la santé, ainsi que dans des dispositifs favorisant l'entrepreneuriat, qui demeurent sous-représentés dans les circuits économiques formels.
L'exploitation durable du capital naturel, a-t-elle soutenu, constitue un levier fondamental pour accélérer la transformation économique du continent.
Le prix du Banquier de l'année a été attribué à Patricia Ojangole, managing director d'Uganda Development Bank.
De son côté, le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria (CBN) a remporté le trophée de « Gouverneur de Banque Centrale de l'année », tandis que le « Prix de l'accomplissement d'une vie » est revenu au CEO de Coris Bank International (CBI), Idrissa Nassa.
La Banque de commerce et de développement de l'Afrique de l'Est et australe (TDB) s'est attribuée, quant à elle, le prix de « la Banque africaine de l'année ».
Le prix de l'Institution financière de développement est revenu à l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (Kenya), alors que le trophée de « la Banque des PME de l'année" a été remporté par CRDB Bank Plc (Tanzanie).
Au volet des « Deals de l'année », Afreximbank, Africa Finance Corporation et Bank Of Industry ont décroché le prix « Deal de l'année – Dette », tandis que PwC Nigeria et la Banque Africaine de Développement ont gagné respectivement les trophées « Deal de l'année – Équité » et « Deal de l'année –Infrastructure ».
Par régions, les meilleures Banques d'Afrique sont Commercial International Bank (Nord de l'Afrique), Mauritius Commercial Bank (Afrique du Sud), Equity Bank (Afrique de l'Est), BGFIBank (Centre) et Guaranty Trust BanK (Guinée-Ouest).
Le prix de la Banque durable est revenu à Nedbank de l'Afrique du Sud, au moment où 4G Capital a remporté le trophée « Fintech de l'année ».
Organisés par le magazine African Banker et IC Events en coopération avec Business in Africa Events, les Trophées « African Banker » célèbrent l'excellence et les meilleures pratiques dans le secteur bancaire et financier.
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