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Polémique
Amnesty déplore la « détresse » causée par les allégations de son rapport sur l’Ukraine

08.08.2022 à 02 H 28 • Mis à jour le 08.08.2022 à 02 H 28 • Temps de lecture : 1 minutes
Par
Amnesty

Amnesty International a présenté ses excuses dimanche 7 août pour la « détresse et la colère » causées par son rapport accusant les autorités ukrainiennes de mettre en danger la population civile, qui a provoqué la colère du président ukrainien et entraîné la démission de la directrice d’Amnesty en Ukraine.


Dans un rapport publié jeudi, l’organisation de défense des droits de l’homme a accusé l’Ukraine de mettre en danger des civils en déployant des troupes dans des quartiers d’habitation dans le cadre de sa guerre contre la Russie.


« Amnesty International regrette profondément la détresse et la colère provoquées par notre communiqué de presse sur les tactiques de combat de l’armée ukrainienne », écrit l’ONG dans un courriel à Reuters.


« La priorité d’Amnesty International dans ce conflit, comme dans tout autre conflit, est de veiller à ce que les civils soient protégés. En effet, ceci est l’unique objectif de la publication de ce dernier rapport. Tout en maintenant entièrement nos conclusions, nous regrettons la douleur causée. »


Kiev s’est insurgé contre le rapport d’Amnesty qui participe, selon le pays, de la propagande de Moscou. Le président Volodymyr Zelensky a vivement critiqué dans son allocution vidéo quotidienne, dès jeudi soir, une « tentative d’amnistier un pays terroriste » qui place « la victime et l’agresseur d’une certaine manière sur un pied d’égalité ». Il a rappelé que les frappes russes ont détruit près de 200 églises et lieux de culte, 2 200 institutions d’enseignement et 900 hôpitaux et cliniques.


Vendredi, après avoir déjà pris ses distances avec le document, la directrice d’Amnesty International en Ukraine, Oksana Pokalchuk, avait annoncé sa démission sur sa page Facebook, en critiquant le fait que l’ONG n’avait pas souhaité intégrer l’équipe ukrainienne dans l’enquête.

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