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Eau
Apports hydriques : plus de 4 milliards de mètres cubes au 20 janvier, selon Nizar Baraka

20.01.2026 à 20 H 46 • Mis à jour le 21.01.2026 à 09 H 27 • Temps de lecture : 5 minutes
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Nizar Baraka, ministre de l'Équipement et de l'Eau, à la Chambre des conseillers, le 20 janvier 2026.

Les apports hydriques ont atteint, durant la période comprise entre septembre 2025 et le 20 janvier 2026, un total de 4,07 milliards de mètres cubes (m3), dont 3,6 milliards lors des derniers 40 jours, a indiqué Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau.


Répondant à des questions orales à la Chambre des conseillers sur l’impact des récentes précipitations sur les réserves des barrages, le responsable gouvernemental a précisé que les pluies enregistrées depuis le mois de septembre se sont élevées à 121,5 mm, en hausse de 114 % par rapport à la même période un an auparavant.


Il s'agit aussi d'un niveau supérieur de 24 % à la moyenne observée entre 1990 et 2020, a souligné le ministre, qualifiant ces indicateurs de « très positifs  ».


Les superficies couvertes par la neige ont atteint un record de 55 195 km2, avant de reculer à 22 600 km2 actuellement, un niveau inédit depuis 2018, a-t-il ajouté, notant que le taux de remplissage des barrages est passé de 28 % à 48 %.


Par ailleurs, Nizar Baraka a fait état d’une hausse du taux de remplissage du bassin du Sebou de 36 % à 57 % (à 3,167 milliards de m3), ainsi que des lâchers des excédents de quatre grands barrages ayant dépassé leur capacité de retenue, précisément ceux de Bab Louta, Bouhouda, El Manaa Sebou et Allal El Fassi.


S'agissant du bassin de l’Oum Er-Rbia, le ministre a indiqué que la retenue est passée de 250 millions de m3 l’année dernière à 1,178 milliard de m3 actuellement, soit un taux de remplissage qui a évolué de 5 % à 24 %, avec plusieurs barrages ayant dépassé leur capacité de retenue, dont ceux d’Aït Messaoud, Dourat, Sidi Driss, Imfout, Sidi Saïd Maâchou et Moulay Youssef, ainsi que plusieurs petits barrages.


Le taux de remplissage du bassin du Bouregreg et de la Chaouia est passé de 37 % à 95,5 % pour une retenue globale de 1,033 milliard de m3, avec des lâchers des excédents de plusieurs barrages, notamment de Mohammed Ben Abdellah et de Kouachia.


Pour le bassin du Loukkos, le taux de remplissage a atteint 64,30 % contre 45,25 % l'année dernière, soit l’équivalent de 1,2 milliard de m3, avec quatre barrages dépassant les 100 % de leur capacité : Chefchaouen, Charif Al Idrissi, Ibn Battouta et Oued El Makhazine.


Dans le bassin de Souss-Massa, les retenues sont passées de 120 millions de m3 à 382 millions pour un taux de remplissage de 52 %, ce qui a permis de gagner une année d’approvisionnement en eau potable et deux années pour la région d’Aït Baha. Plusieurs barrages y ont dépassé les 100 % de leur capacité de retenue, dont Ahl Souss, Aoulouz, Moulay Abdellah et Dkhila.


Le bassin du Tensift a, de son côté, vu son taux de remplissage progresser de 46 % à 75,7 %, soit le même niveau qu’en juillet 2017, avec des lâchers d'eau des excédents des barrages Moulay Abderrahmane, Mohamed Ben Slimane El Jazouli et Abou Al Abbas Sebti.


Dans le bassin de Guir Ziz Rheris, le taux de remplissage est passé de 53 % à 57 %, tandis que le barrage Hassan Addakhil a atteint 72 % de sa capacité, garantissant l’alimentation du système d’Errachidia en eau potable pour plus de deux ans.


Quant au bassin du Drâa-Oued Noun, le taux est resté stable à 31 %, contre 32 % l’année précédente, avec une prolongation de deux ans de l’approvisionnement du système lié au barrage El Mansour Eddahbi. Le bassin de Moulouya, pour sa part, s’est maintenu autour de 39 %, avec l’enregistrement d’excédents aux barrages Oued Za et Machraa Hammadi.


Le ministre a souligné que ces données ont permis, à l’échelle nationale, de gagner en moyenne une année supplémentaire d’eau potable, avec des disparités entre les bassins allant d’une à trois années.


Il a insisté, dans ce cadre, sur la nécessité de poursuivre les efforts pour accélérer la cadence de réalisation des barrages, précisant que la durée de réalisation du barrage de Tamri a été réduite de trois ans, avec une fin des travaux et le début de son remplissage prévus pour le mois de juin prochain.


Baraka a également fait état de la réalisation de 4 221 forages exploratoires, avec un débit dépassant 8 800 litres par seconde, au profit de 5,8 millions d'habitants du milieu rural, ainsi que de la réalisation de 244 metfiyas (grandes citernes) et de 41 projets de collecte des eaux pluviales au niveau des toitures des bâtiments.


En matière d’interconnexion des bassins, il a rappelé l’achèvement de la tranche pour l'acheminement des eaux du Sebou vers le Bouregreg, avec 953 millions de m3 déjà transférés, outre le lancement, cette année, de la deuxième tranche reliant le bassin du Sebou à ceux du Bouregreg et de l’Oum Er-Rbia jusqu’au barrage Al Massira.


Concernant le dessalement de l’eau de mer, le ministre a indiqué que la production actuelle atteint 350 millions de m3, avec pour objectif d’atteindre 1,7 milliard de m3 à l’horizon 2030. Il a précisé que quatre stations sont en cours de réalisation pour une capacité annuelle de 567 millions de m3, outre le lancement des stations de Nador et de Tanger et la programmation de celles de Guelmim, Tan-Tan et de Souss-Massa à Tiznit.


Il a enfin annoncé la poursuite du traitement des eaux usées en vue de passer de 40 millions de m3 à 100 millions à l’horizon 2027, parallèlement à des programmes d’approvisionnement des milieux urbain et rural en eau potable, au profit de 22 000 douars et de 767 centres ruraux, dans le cadre du Plan national de l’eau à l’horizon 2050.

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