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Crime
Arme chimique: le Parti socialiste espagnol contre le dédommagement des victimes de la guerre du Rif

23.05.2022 à 14 H 41 • Mis à jour le 23.05.2022 à 14 H 41
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Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a bloqué la proposition du groupe parlementaire Pluriel de compenser les dommages causés par l’utilisation d’armes chimiques lors de la guerre du Rif, apprend-on d‘El Faro de Melilla. 


De nombreuses études universitaires ont prouvé que lors de cette guerre, les forces espagnoles et françaises ont utilisé des agents chimiques contre la population civile et les forces militaires.


Il ne s’agit pas de la première fois où le PSOE bloque ce genre de demande, le parti s’est souvent montré contre la reconnaissance de crimes contre l’Humanité entre 1921 et 1927, que l’Espagne a commis sur les tribus du Rif, dirigées par Abdelkrim El Khattabi.


La Convention de la Haye en 1899 interdisait clairement l’utilisation d’agents chimiques dans un cadre militaire, utilisés par plusieurs pays lors de la Première guerre mondiale. À noter que cette interdiction a été remise sur table avec le traité de Versailles en 1919, ainsi que le protocole de Genève en 1925, en pleine guerre du Rif.


Selon Mariona Illamola Dausá, l’une des députés ayant présenté cette proposition face au Congrès le 24 mars, les attaques chimiques ont eu de graves conséquences, entrainant des pertes civiles et militaires, une cécité, certaines maladies respiratoires ou encore des problèmes de production agricole et animale.


Illamola Dausá a également cité une étude qui démontrent les effets à long terme de ces agents chimiques. Les descendants de victimes directes continuent d’en souffrir : 80 % des adultes et 50 % des enfants atteints de cancer traités à l’hôpital d’oncologie de Rabat, viennent de la région du Rif, selon cette étude.

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